Info News N° 109 BM, Force, Évolution

Nous finissons la série d’infonews de cette semaine qui parlait de bm, force, modélisations (News n° 104). Pour faire cela, nous avons décidé de tenter une expérimentation. Nous avons d’abord choisi une série américaine des années deux mille diffusée en France en 2002 qui mettait en scène un personnage principal qui travaillait pour une organisation qu’elle pensait étatique alors qu’en réalité, elle participait aux activités du crime organisé.

Un évènement douloureux va lui révéler la vérité et celle va alors connaitre une transformation qui va la mener à détruire de l’intérieur cette entité. Nous n’avons pris en compte que la première partie de cette série qui a duré plusieurs années et produit au moins cinq saisons. Elle s’est arrêtée en 2006 avec plus d’une centaine d’épisodes. Nous avons opté pour cette série de télévision car elle montre le double jeu d’une part et le processus de déconstruction possible face à une trahison familiale ou institutionnelle.

A travers cette série, nous avons tenté de faire ressortir un modèle FCIA (Flagornerie/ choc/ Intimidation/ Acceptation). Pour rendre visible le mouvement qui permet de faire changer de trajectoire à une personne, nous avons tenté de relier la dynamique de la force en physique et le mouvement de l’esprit en philosophie. Nous avons entrepris ce rapprochement pour la mécanique du crime d’un côté et la souveraineté de l’âme de l’autre.

A travers chaque infonews, nous avons insisté sur chaque composante afin de suggérer comment une personne peut être amenée à changer de comportement alors que rien ne le laissait présager.

Il a été possible de montrer que ce modèle de force davantage tourné vers la coercition peut aider à comprendre comment un supérieur hiérarchique fait  passer d’un BM  légitime à un BM officieux caché et criminel.

Dans cette info news n° 109, nous souhaitons envisager les évolutions possibles face à un tel déferlement de violence.

Il peut y avoir trois types d’évolution possibles : la désintégration, la rébellion explosive et la transmutation en physique. A cela nous pouvons faire correspondre l’entropie, le surmenage critique et la résilience.

Nous avons déjà constaté comment le personnage S. Bristow a réagi. Elle a mis en avant son sens du devoir et choisi de faire ce qu’elle voulait au départ, travailler pour l’intérêt suprême de son pays.

Dans le cas de la connaissance qui nous citons depuis le départ, nous pouvons dire que ces étapes ont été successives.

Pour commencer la désintégration/ entropie : sa vie s’envole en éclats devant elle. Elle paraît impuissante. Des groupes d’activistes qu’elle ne connaitre de nulle part s’emparent de son identité numérique. Ils prennent sa page sur un réseau social célèbre et la clonent. Ils tentent de pirater son compte personnel et contrôlent ce qu’elle reçoit comme information, ils créent même une entreprise audiovisuelle calquée sur sa page. Son travail est cloné dupliqué copié distribué, elle est traitée de voleuse de menteuse, d’usurpatrice.

Le cercle privé de ses enfants est infiltré. On le pousse dans les quartiers alors qu’il n’y allait pas vraiment auparavant. Les proches et amis s’éloignent d’elle. Elle est associée au mouvement LGBTQ car on se saisit de son image et de sa photo pour illustrer un cas pratique. Une activiste s’empare de son podcast et une autre crée la fameuse télévision sans son autorisation avec l’aide de l’individu jouant un double jeu dans son institution dite légitime. Les épreuves blanches de ses enfants surtout ceux  de son aîné sont mis en échec.

Elle est hébétée, elle observe. Elle attend.

Puis la deuxième phase est celle de la rébellion explosive/ la surcharge ou surmenage critique : elle explose de colère, elle devient cruelle, elle voit des ennemis partout, elle est dans la confusion.

Elle devient violente dans ses propos, impitoyable dans ses actes, n’est plus dans l’empathie avec qui que ce soit, elle souhaite se venger, elle veut comprendre. Elle se sent trahie, et veut que les responsables et les collabos paient pour leurs actes. elle repousse ceux qui tentent de l’aider si cette aide lui semblait suspecte. Elle était suspicieuse devant la moindre maladresse. Elle s’isole. Elle veut être seule. Elle veut réfléchir. Elle regarde tout le monde avec réserve.

Pour finir, la troisième phase est celle qui permet la transmutation / résilience :

La colère est partie. Elle refuse la fatalité. Elle commence à poser un certain nombre d’actes :

Elle va faire faire des constatations devant les autorités, elle va protéger son travail, elle va protéger son nom, elle va protéger ses marques, elle va mettre une limitation à l’usage de ses données numériques ou administratives dans tous les organismes concernés, elle va faire face aux attaques sur ses enfants, elle va cacher leurs documents d’identité. Elle va se mettre à communiquer et diffuser toutes sortes de preuves à son carnet d’adresse. Elle va contacter les autorités, elle va déposer des plaintes.

Dans la mesure où la trajectoire initiale ne peut plus jamais être retrouvée, mais que de nombreuses possibilités s’offrent à cette personne, que peut -elle en  faire ? Mettre cette expérience au service des autres ? Comment peut -elle se redéfinir avec cette expertise construite malgré elle ? Choisir de retrouver son projet de départ avant que les criminels n’entrent dans sa vie ?

Dans la mesure où leur conditionnement machiavélique a échoué, comment peut – elle retrouver un état d’équilibre et de souveraineté ?

Nous laissons à chaque lecteur le soin de réfléchir à ces questions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut