Nous poursuivons la série entamée hier sur la force en entreprise. Nous avons proposé un modèle structuré avec quatre composantes. Nous prenons le contexte audiovisuel de la série américaine Alias sorti en 2001 en Amérique et en France en 2002. Nous avons entrepris de proposer un modèle de force permettant de faire basculer une personne, de lui changer de trajectoire, de la faire passer d’un Business model (BM) formel légitime et connu de tous à un BM informel, le crime organisé. Dans l’info news précédente (105), nous avons proposé la force de la flagornerie comme premier élément du modèle de force.
Cette série met en scène un personnage principal qui découvre la vraie nature de son employeur après le meurtre de son fiancé. Cet assassinat a marqué un choc et une rupture dans sa perception même du travail qu’elle devait accomplir.
C’est cette composante que nous allons explorer durant cette info news n° 106.
Le choc étant la deuxième composante de notre modèle, nous pouvons dire qu’il agit comme un point de rupture, il pointe le moment où le BM officiel laisse place à l’officieux.
En physique, cette force se caractérise par l’impulsion, où une variation brutale de la quantité de mouvement sur un temps minime produit une impact dévastateur capable de lever les dernières inhibitions de l’agent.
Ce traumatisme ou choc implique une transition de phase : l’énergie du choc ne disparaît pas, elle est changée en une chaleur interne forte. Cette chaleur vient transformer l’adhésion au contrat initial en une haine sourde et une noirceur profonde.
Il en ressort une fracture fragile, une rupture irréversible de l’intégrité de l’agent qui, tel un matériau dépassant sa limite d’élasticité, ne peut plus retrouver son « innocence » de départ.
D’un point de vue philosophique, ce choc fonctionne comme une maïeutique de l’ombre : une violence accoucheuse qui force l’individu à extraire de lui-même une part de noirceur jusqu’alors endormie.
En « tuant » la vie qu’espérait l’agent à travers le sacrifice de son fiancé (comme Danny dans Alias), l’entreprise criminelle ne se contente pas de détruire ; elle fait naître un sujet lucide et cynique, dont la haine devient le nouveau moteur d’action.
Ce processus de déshumanisation programmée vide l’agent de ses illusions morales pour le transformer en un simple vecteur de force brute, prêt à être instrumentalisé. Le choc est donc l’acte de naissance d’un agent dont la seule boussole devient cette noirceur nouvellement accouchée, offrant au BM criminel une ressource hautement performante car totalement déconnectée de l’empathie.
Ainsi, dans la vie, il arrive que certains évènements arrivent à reproduire ce choc capable d’accoucher de la noirceur qui habite chacun de nous. Cela peut arriver si une personne s’empare de nos affaires et qu’il va s’empresser de les donner à nos proches, nos amis pour susciter la colère contre ces personnes afin de nous en éloigner. Il peut arriver que par des manœuvres informatiques, les comptes de certains amis soient détournés pour nous passer des messages de menace comme la déchéance de la nationalité du pays d’accueil si nous n’acceptons pas de donner ce que les maitres chanteurs nous demandent. Le choc peut être encore plus violent si les enfants que nous avons élevés éduqués dans la droiture sont entrainés vers des chemins tortueux et illégaux comme pour nous aider à faire le deuil de la vie que nous aurions dû avoir, que nous avons prévu. Le choc est alors dévastateur et irréversible lorsqu’un ami d’enfance piège son camarade dans un acte crapuleux en faisant en sorte qu’il soit présent bien qu’il ait refusé afin qu’il soit accusé de cet acte. Le choc devient encore plus grave lorsqu’une perquisition est provoquée et que le jeune homme apeuré, se rue pour échapper aux forces de l’ordre sur un balcon étroit.
Le choc devient insoutenable lorsque cet enfant avec ses amis sont pris dans une embuscade, une rixe violente aux allures de guérilla urbaine. Les auteurs de l’embuscade étant armés de couteaux et de béquilles alors que les autres se sont défendus à mains nues. Le choc véritable peut arriver si un parent reçoit un appel des forces de l’ordre qui dit « madame votre fils est en sang, on a appelé les pompiers, on le conduit aux urgences, il aura besoin de points de suture pouvez-vous venir le chercher ? »
Le drame qui aurait pu survenir durant cette scène si ces agents de l’ordre n’avaient pas fait preuve de sang-froid, a pu à jamais fait basculer la personne présente ou le parent qui a éduqué cet enfant dans le droit chemin en faisant sacrifice de sa liberté et des choix de vie qui lui auraient davantage plus.
Mais cette force et ce choc qui sont tenus d’envoyer une personne dans une direction donnée, produit -ils toujours la trajectoire tracée par les criminels ? Lorsque la victime change et décide d’agir dans leur sens, ont -ils vraiment gagné ? Que peut -il se produire ?
Nous continuerons cette discussion dans la newsletter suivante : BM, Force, Intimidation

Infonews n° 106 BM, Force, Choc
Nous poursuivons la série entamée hier sur la force en entreprise. Nous avons proposé un modèle structuré avec quatre composantes. Nous prenons le contexte audiovisuel de la série américaine Alias sorti en 2001 en Amérique et en France en 2002. Nous avons entrepris de proposer un modèle de force permettant de faire basculer une personne, de lui changer de trajectoire, de la faire passer d’un Business model (BM) formel légitime et connu de tous à un BM informel, le crime organisé. Dans l’info news précédente (105), nous avons proposé la force de la flagornerie comme premier élément du modèle de force.
Cette série met en scène un personnage principal qui découvre la vraie nature de son employeur après le meurtre de son fiancé. Cet assassinat a marqué un choc et une rupture dans sa perception même du travail qu’elle devait accomplir.
C’est cette composante que nous allons explorer durant cette infonews n° 106.
Le choc étant la deuxième composante de notre modèle, nous pouvons dire qu’il agit comme un point de rupture, il pointe le moment où le BM officiel laisse place à l’officieux.
En physique, cette force se caractérise par l’impulsion, où une variation brutale de la quantité de mouvement sur un temps minime produit une impact dévastateur capable de lever les dernières inhibitions de l’agent.
Ce traumatisme ou choc implique une transition de phase : l’énergie du choc ne disparaît pas, elle est changée en une chaleur interne forte. Cette chaleur vient transformer l’adhésion au contrat initial en une haine sourde et une noirceur profonde.
Il en ressort une fracture fragile, une rupture irréversible de l’intégrité de l’agent qui, tel un matériau dépassant sa limite d’élasticité, ne peut plus retrouver son « innocence » de départ.
D’un point de vue philosophique, ce choc fonctionne comme une maïeutique de l’ombre : une violence accoucheuse qui force l’individu à extraire de lui-même une part de noirceur jusqu’alors endormie.
En « tuant » la vie qu’espérait l’agent à travers le sacrifice de son fiancé (comme Danny dans Alias), l’entreprise criminelle ne se contente pas de détruire ; elle fait naître un sujet lucide et cynique, dont la haine devient le nouveau moteur d’action.
Ce processus de déshumanisation programmée vide l’agent de ses illusions morales pour le transformer en un simple vecteur de force brute, prêt à être instrumentalisé. Le choc est donc l’acte de naissance d’un agent dont la seule boussole devient cette noirceur nouvellement accouchée, offrant au BM criminel une ressource hautement performante car totalement déconnectée de l’empathie.
Ainsi, dans la vie, il arrive que certains évènements arrivent à reproduire ce choc capable d’accoucher de la noirceur qui habite chacun de nous. Cela peut arriver si une personne s’empare de nos affaires et qu’il va s’empresser de les donner à nos proches, nos amis pour susciter la colère contre ces personnes afin de nous en éloigner. Il peut arriver que par des manœuvres informatiques, les comptes de certains amis soient détournés pour nous passer des messages de menace comme la déchéance de la nationalité du pays d’accueil si nous n’acceptons pas de donner ce que les maitres chanteurs nous demandent. Le choc peut être encore plus violent si les enfants que nous avons élevés éduqués dans la droiture sont entrainés vers des chemins tortueux et illégaux comme pour nous aider à faire le deuil de la vie que nous aurions dû avoir, que nous avons prévu. Le choc est alors dévastateur et irréversible lorsqu’un ami d’enfance piège son camarade dans un acte crapuleux en faisant en sorte qu’il soit présent bien qu’il ait refusé afin qu’il soit accusé de cet acte. Le choc devient encore plus grave lorsqu’une perquisition est provoquée et que le jeune homme apeuré, se rue pour échapper aux forces de l’ordre sur un balcon étroit.
Le choc devient insoutenable lorsque cet enfant avec ses amis sont pris dans une embuscade, une rixe violente aux allures de guérilla urbaine. Les auteurs de l’embuscade étant armés de couteaux et de béquilles alors que les autres se sont défendus à mains nues. Le choc véritable peut arriver si un parent reçoit un appel des forces de l’ordre qui dit « madame votre fils est en sang, on a appelé les pompiers, on le conduit aux urgences, il aura besoin de points de suture pouvez-vous venir le chercher ? »
Le drame qui aurait pu survenir durant cette scène si ces agents de l’ordre n’avaient pas fait preuve de sang-froid, a pu à jamais fait basculer la personne présente ou le parent qui a éduqué cet enfant dans le droit chemin en faisant sacrifice de sa liberté et des choix de vie qui lui auraient davantage plus.
Mais cette force et ce choc qui sont tenus d’envoyer une personne dans une direction donnée, produit -ils toujours la trajectoire tracée par les criminels ? Lorsque la victime change et décide d’agir dans leur sens, ont -ils vraiment gagné ? Que peut -il se produire ?
Nous continuerons cette discussion dans la newsletter suivante : BM, Force, Intimidation