
« La beauté n’est pas seulement dans le résultat, mais également dans le processus. »
Cette phrase clé de N. redéfinit à elle seule toute sa philosophie de la gestion et de la survie. Dans l’industrie cosmétique classique, comme dans les structures du pouvoir, le système ne s’intéresse qu’au résultat visible, à l’apparence, à la validation immédiate ou à l’étiquette papier quite à utiliser des poisons ou à détruire l’humain pour l’obtenir. C’est ce qui permet ensuite au « haut » de tenter de confisquer, de déposséder ou de délégitimer le travail des autres.
N. a subi cette tentative de destruction totale : dépossession professionnelle, attaques frontales contre sa réputation et contre sa famille.
Mais sa réponse a été un acte de rupture radical.. Elle a choisi d’imposer sa vraie vie, ses origines, son parcours, son éducation et la force de son noyau familial. Elle a démontré une vérité implacable : le savoir qu’elle a créé, ses recherches sur les business models et ses diplômes de haut niveau ne sont pas des titres hors-sol octroyés par une institution qui peut décider de les reprendre. Ils sont la conséquence logique de son processus de vie, de sa structure interne et de sa résistance face à l’adversité. On peut tenter de salir un nom ou de voler un fichier ; on ne peut pas pirater le processus qui a forgé l’individu. Sa science est ancrée dans sa chair et dans son histoire.
C’est ici que s’ancre son constat lucide sur ses débuts : « Je reconnais quand même qu’au début, j’étais nulle pour me protéger. »
Lors de sa première création d’entreprise de bien-être, ses compétences pour anticiper les coups bas et l’opacité du marché étaient nulles. Mais en sciences de gestion, la valorisation consiste précisément à prendre une épreuve de terrain, une ressource brute, et à la transformer en un actif stratégique. Au lieu de subir, elle a étudié scientifiquement le processus de survie à travers la recherche classique et en a extrait une arme opérationnelle conçue sans être informaticienne une application AppN comme celle de notre cabinet qui se nomme « Or en pépites ».
Cet outil matérialise sa revanche. Il n’offre pas des promesses de surface, il propose une méthode. Il permet à des entrepreneurs anonymes de maîtriser leur propre processus de gestion, de trier leurs données brutes pour en extraire une information intelligente et bâtir leur propre connaissance spécifique. Une armure de protection que personne ne peut leur voler.
De quel type de valorisation s’agit-il dans ce cas ?
Pour commencer, il existe 4 types de valorisation : la valorisation exogène, la valorisation incrémentale, la valorisation par l’actif et la valorisation endogène et processuelle.
La valorisation exogène accorde une valeur de l’extérieur par une autorité supérieure. Seul le résultat, les étiquettes et les diplômes sont valorisés. Ce qui implique que ce que le haut a donné, il peut aussi tenter de le reprendre. De plus, La valorisation incrémentale permet l’amélioration continue. Elle s’appuie sur l’expérience du terrain qui sera ensuite améliorée pour être plus efficace ou performant. Elle ne protège cependant pas des attaques systémiques. La valorisation par l’actif (la technologie par exemple) souligne la matérialisation d’une compétence humaine ou d’une quantité de données. La valeur réside dans l’automatisation. Elle peut être transférée à des inconnus. Enfin, la valorisation endogène et processuelle est davantage liée au savoir réel et à la légitimité. La survie en milieu hostile n’est pas transférable. Il n’est pas possible de pirater une vie, un processus interne de vie.
Dans le cas du témoignage présenté en début de newsletter, il s’agit d’une valorisation endogène et processuelle.
De même, dans l’industrie de la beauté, lorsqu’on parle de pommades, savons et shampoings sous l’angle de la valorisation endogène et processuelle, la recherche ne se limite pas à aligner des ingrédients chimiques. Elle s’intéresse à deux dynamiques fondamentales :
La traçabilité absolue de la chaîne de valeur : Étudier comment la ressource brute (une plante, une huile essentielle, un actif végétal) est extraite, transformée et valorisée depuis la terre jusqu’au flacon, sans altération. La valeur est dans la pureté et l’éthique de ce cheminement.
Le respect de l’identité biologique : Concevoir des soins d’hygiène quotidienne qui n’agressent pas, ne modifient pas et ne détruisent pas l’écosystème de la peau et des cheveux (à l’inverse des produits de défrisage ou des décapants industriels). C’est une recherche qui valide et protège la nature d’origine au lieu de chercher à la camoufler.
Bien que le règlement cosmétique européen (n° 1223/2009) interdise strictement certains produits comme l’hydroquinone, les corticoïdes puissants (comme le clobetasol) et le mercure, les enquêtes de la DGCCRF en France et le système d’alerte européen (RAPEX) montrent une réalité tout autre : Plus de 26 % des alertes de non-conformité majeure sur les cosmétiques en Europe concernent les produits éclaircissants et décapants.
La France et l’Allemagne sont en tête des pays européens émetteurs d’alertes pour ces produits frauduleux. Ils s’infiltrent illégalement par des circuits d’importation non déclarés et se retrouvent sur les étagères de magasins dits « ethniques » ou sur internet.
L’impact sur la population ainsi que les préjudices sont considérables :
Des pommades hautement dosées en cortisone (normalement réservées aux maladies de peau sur ordonnance) sont vendues comme de simples crèmes de jour. Les effets secondaires sont systémiques : amincissement de la peau (qui devient fine comme du papier de cigarette), vergetures géantes et irréversibles, et risques d’infections graves.
L’absorption cutanée chronique de ces produits décapants entraîne une augmentation drastique du risque d’hyperglycémie et de diabète (le risque est multiplié par plus de 4 chez les utilisatrices de ces crèmes par rapport aux non-utilisatrices, à cause du passage de la cortisone dans le sang).
Pour mesurer l’envers du décor et comprendre la férocité de l’industrie lorsque la beauté est vidée de toute responsabilité éthique, je vous invite à regarder la série Savage Beauty.
L’intrigue expose sans filtre les dérives d’une puissante multinationale cosmétique qui a bâti son empire sur un mensonge mortel : la vente de produits de blanchiment de la peau et de lotions décapantes. Pour obtenir un « résultat » esthétique immédiat et capter les milliards du marché, les dirigeants ont sciemment occulté les ravages sanitaires et testé leurs poisons sur des populations vulnérables. C’est la métaphore parfaite du « haut » qui sacrifie les corps et les familles pour asseoir sa domination financière. Face à cette structure toxique, le personnage principal n’attend pas une justice institutionnelle hypothétique : elle s’infiltre, analyse les failles de gestion, décode l’opacité des données et utilise leur propre système pour les faire s’effondrer.
Pour clore cette série d’infonews dédiées à la beauté responsable, nous proposons dans l’info bulle à suivre n° 149 une conclusion : Femmes, Science, responsabilités