Info news n° 202 Engagement, habiletés sociales, emploi

Nous entamons le 3e volet de la série qui traite des questions liées à l’engagement et aux habiletés commencée en news n° 199.

Nous avons lié  cette série de newsletters à la ressource cinématographique « Le Masque de Zorro » interprété par A. Hopkins dans le rôle du vieux Zorro ; A. Banderas dans celui du jeune Zorro ; puis enfin l’actrice C. Zeta – Jones dans le rôle de la femme et de la fille du vieux Zorro.

Nous avons terminé la newsletter n° 200 par la question suivante :

« Dans quelle mesure cet altruisme tourné vers les autres permet -il de de se construire une expertise pouvant se transformer emploi plus tard ? »

Nous avons tenté de répondre à la première partie de la question dans la newsletter précédente à travers l’exploration qui parlait de l’expertise forgée à travers l’engagement et les habiletés sociales qui en découlent.

Pour cette newsletter n° 202, nous axons notre proposition autour des mots clés suivants : engagement, habiletés sociales, emploi.

Pour commencer, l’idée qu’embrasser une cause réelle puisse permettre la création d’un emploi repose sur une réalité historique simple : servir une cause est une activité de défense, et toute défense jugée vitale par la nation finit par être reconnue, structurée et financée.

Le métier des armes est la preuve concrète que la défense peut être une carrière. Le militaire protège l’intégrité de la nation par la force physique et la discipline. Parce que cette mission est une nécessité absolue, l’État y alloue des moyens, des grades et des salaires. Ce modèle valide un principe fondamental : lorsque la société identifie un besoin de protection, elle transforme l’engagement en métier.

De nos jours, la souveraineté de notre pays se joue aussi sur d’autres fronts : l’autosuffisance alimentaire, la cohésion sociale ou la résilience numérique. Ces causes, autrefois perçues comme du simple militantisme, sont devenues des enjeux stratégiques. Des budgets publics et des partenariats privés sont désormais mobilisés pour les soutenir. Ici, l’activiste ne se contente plus de porter une voix ; il devient un expert de terrain.

Pour qu’un engagement se transforme en emploi, il ne suffit pas d’être convaincu ; il faut devenir indispensable. Les institutions et les partenaires financiers disposent de budgets, mais ils manquent souvent de l’expertise opérationnelle que seul un engagement de terrain peut forger.

Si vous possédez cette expertise cette capacité à naviguer dans la complexité, à fédérer des acteurs locaux ou à gérer des crises que les structures classiques peinent à anticiper  vous devenez une ressource rare. Votre habileté sociale sert alors de traducteur : elle permet de démontrer aux décideurs que votre action n’est pas une simple revendication, mais une solution professionnelle à un problème concret.

Embrasser une cause réelle, c’est embrasser une mission de « défense civile ». Dès lors que vous apportez une compétence dont la société a besoin et qu’elle ne possède pas en interne, votre cause cesse d’être une activité annexe. Elle devient une fonction essentielle, financée et pérenne. Vous ne cherchez plus un emploi ; vous construisez une carrière au service de la nation, où l’expertise acquise sur le terrain devient, comme pour le militaire, votre légitimité professionnelle.

Enfin, cette logique s’incarne de manière saisissante dans le secteur associatif, comme pour ces parents engagés face aux troubles « Dys ». Ce qui commence souvent par une réponse intime aux besoins de ses propres enfants se transforme, par la force de l’engagement et de la patience, en une expertise rare et précieuse. Lorsque ces parents apprennent à décoder ces troubles, à structurer des méthodes d’accompagnement et à dialoguer avec les institutions, ils ne sont plus seulement des aidants : ils deviennent des experts. Cette compétence, née de l’expérience la plus personnelle, devient alors une expertise réelle et transférable, capable de répondre à une demande sociétale profonde. Ainsi, s’engager pour ses enfants peut, par un glissement naturel, conduire à la création de son propre emploi, prouvant que la volonté de protéger les siens est, en elle-même, un puissant moteur de professionnalisation.

Pour tenter de répondre à l’interrogation principale qui conduit à proposer cette série de newsletters reproduite ici : comment nos habiletés sociales façonnent la construction de nos carrières professionnelles ou de  nos activités transversales ?

Le premier témoignage concerne l’amie dont nous relatons l’expérience de cyberharcèlement depuis le départ.

« Voulant se créer son propre emploi grâce à son expertise construite dans la douleur, elle s’est vue usurper son identité et dupliquer ses données afin de les faire attribuer à une autre personne. Les faussaires ont entrepris de faire en sorte de la décrédibiliser en tant que mère et en tant que femme. Par les deep fakes, ils ont tenté de jeter le discrédit sur son travail, lorsqu’elle a mis à nue leurs machinations et qu’elle a voulu travailler avec cette nouvelle expertise, ils se sont empressés de falsifier ses données administratives auprès des services de l’état. Tout ce qu’elle avait entrepris pour aider ses enfants souffrant de handicap invisible ont été effacées des organismes officiels de l’état, l’obligeant à tout recommencer comme si les 10 années mis à leur service n’avaient pas compté, la faisant passer pour quelqu’un qui n’a pas voulu travailler qui est resté chez elle apr confort pour profiter de son mari. Pour rétablir la vérité, elle va devoir retourner voir ces organismes et redonner les documents qu’eux-mêmes avaient fournis lorsqu’ils avaient accepté ses demandes les premières années ».

Le deuxième témoignage concerne la journée d’appel de notre fils aîné qui a eu lieu dernièrement.

« La JDC a été une révélation de maturité. Malgré ses difficultés habituelles d’organisation et 10 minutes de retard, il a géré seul tout le processus, du recensement jusqu’à sa participation à la journée. La présentation de l’officier a été un moment fort, suscitant une réelle admiration. Cependant, avec une grande lucidité, notre fils a su résister à l’impulsion de l’engagement immédiat. Il préfère poursuivre ses études, estimant ne pas être encore prêt pour la vie militaire. Cette expérience est une véritable victoire personnelle : il a su s’orienter, écouter et prendre une décision réfléchie, prouvant qu’il est désormais pleinement acteur de son avenir ».

Par ailleurs, il est important de noter que tout engagement, qu’il s’agisse de la défense, de la sécurité civile ou du milieu associatif, ne génère pas toujours une rémunération directe. Ce type de démarche offre une autre forme de rétribution, fondée sur l’utilité sociale et l’enrichissement personnel, démontrant que la valeur d’un parcours se mesure souvent au-delà du seul gain matériel.

Dans le film Le Masque de Zorro, l’engagement du héros illustre parfaitement cette notion de rétribution symbolique. Bien que Zorro ne reçoive aucun salaire pour ses actions héroïques, il bénéficie d’une récompense bien plus précieuse : le dévouement indéfectible des habitants de Los Angeles. Ces derniers, touchés par son courage, deviennent ses alliés les plus fidèles. En le protégeant, en le cachant au péril de leur propre sécurité et en le soutenant activement lors de ses épopées, la communauté offre à Zorro une forme de reconnaissance unique. Ce lien de solidarité inébranlable démontre que le véritable salaire de l’engagement citoyen réside avant tout dans la confiance et la loyauté de ceux que l’on protège.

Pour connaitre le dénouement de ce témoignage, nous vous invitons à lire l’info bulle à suivre.

Infobulle n° 203 : Engagement, Habiletés sociales, ascension

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