
« Lorsque la beauté extérieure ne suffit plus à cacher la laideur intérieure…. Nous poursuivons avec le cas de N. commencé hier. Le système déploie alors une typologie d’agents de substitution pour tenter de saturer la légitimité organique de l’auteur, chacun remplissant une fonction de gestion bien définie. Ils ont trois proxy. Le Proxy A (Le cercle intime – AG) : Activé depuis l’historique personnel et les réseaux mémoriels (souvenirs d’internat). Sa fonction organisationnelle est le parasitage de la sphère privée, visant à affaiblir les frontières psychologiques de l’opérateur d’origine. Le Proxy B (L’institutionnelle – V.NG.) : Installée au sein d’une organisation hautement dotée en capital symbolique (classements académiques dits « prestigieux »). Sa fonction relève de l’isomorphisme institutionnel : transférer artificiellement la légitimité de la recherche scientifique de l’auteur vers un appareil bureaucratique à des fins de monétisation. Le Proxy C (La rivalité de surface – CK) : Mobilisée en première ligne pour saturer le marché et tenter d’imposer une compétition factice. Face au refus de l’auteur d’entrer dans ce jeu d’artifices, ce levier a montré ses limites, forçant la structure à activer les proxys A et B. … Lorsque l’auteur résiste et tente de réclamer son du des actes de malveillance et système de dépossession de son rôle de mère et d’épouse sont activés afin de la maintenir dans l’insécurité morale et l’incertitude globale. De plus, ils vont sous-traiter à des groupes extrémistes et intégristes de son propre continent d’origine sa mise sous pression afin d’être certains de pouvoir atteindre leurs objectifs de « faiseurs d’argent»
Quel est donc l’objectif de cette machination ?
Cette maxime résume le point de bascule où le vernis marketing et l’artifice d’un secteur s’effondrent pour laisser place à une mécanique brute de spoliation. En théorie des organisations, lorsque l’appareil institutionnel constate l’échec des mécanismes de régulation par la rivalité de surface, il bascule dans une stratégie d’encerclement par diversification des intermédiaires (proxys).
Le modèle économique sous-jacent à cette machinerie repose sur le concept de travail gratuit (free labor) théorisé dans l’analyse des industries culturelles et de la connaissance. La structure met en œuvre des mécanismes de contrainte et d’insécurité systémique en sous-traitant des pressions à des groupes externes pour imposer une asymétrie radicale.
L’asymétrie d’effort et de rétribution : Transférer l’intégralité de la charge de production intellectuelle sur l’architecte originelle (sans aucune rémunération ni reconnaissance), tout en permettant aux proxys de capter la rente d’innovation et les bénéfices lucratifs sur le marché de la beauté responsable.
La capture ne se limite plus alors aux concepts économiques ; elle mute en une entreprise de dépossession existentielle globale, cherchant à déstabiliser l’individu jusque dans ses fonctions de mère et d’épouse pour maximiser sa dépendance. Mais cette surenchère de violences ne fait que signer l’aveu de faiblesse du système à l’œuvre.
Nous pouvons comparer ces procédés à ceux qui permettent à des industries d’exploiter des femmes durant de longues années en leur proposant des produits venus d’ailleurs promettant une beauté surfaite causant des dommages irréparables sur des corps déjà fragilisés par l’usure du temps et creusant par la même occasion les déficits publics liés à leurs prises en charge thérapeutiques.
Des initiatives privées inondent le marché noir en utilisant des techniques de manipulation cyniques pour contourner les interdictions. La première est la fraude à l’étiquetage, où les fabricants masquent délibérément la composition réelle : selon les saisies de la DGCCRF et de l’ANSM, près de 60 % de ces produits contiennent des substances illicites non mentionnées sur l’emballage. La seconde est la technique des « cocktails artisanaux », des mélanges clandestins où des revendeurs injectent des crèmes médicales décapantes dans des laits hydratants basiques, vendus comme formules « magiques » rapides.
Ces manipulations créent un piège à retardement pour la santé publique. À l’âge de la vieillesse, les données de l’OMS et des services de dermatologie montrent que 60 % à 70 % des utilisatrices à long terme développent des complications irréversibles. L’accumulation systémique de ces toxiques provoque une atrophie cutanée extrême (« peau de cigarette ») rendant les sutures chirurgicales gériatriques impossibles, tandis que le passage des corticoïdes dans le sang déclenche une ostéoporose ultra-précoce et des insuffisances rénales terminales, saturant les services hospitaliers de pathologies seniors lourdes.
Ces fraudes et manipulations de composants ne se limitent pas aux crèmes de jour, elles touchent désormais une gamme élargie de produits du quotidien tels que les savons, les pommades hydratantes et même certains shampooings. L’intégration de substances blanchissantes ou décapantes (comme le mercure dans les savons ou les corticoïdes dans les laits corporels et les shampooings pour le cuir chevelu) permet aux réseaux privés de maximiser l’exposition de la peau sur l’ensemble du corps, accélérant silencieusement la destruction des barrières biologiques cutanées qui feront défaut à l’âge senior.
L’exploitation est totale puisque les victimes payent deux fois. Elles subissent d’abord la spoliation de leur argent lors de l’achat de ces contrefaçons. Des décennies plus tard, arrivées à la vieillesse, elles subissent le coût financier indirect des traitements médicaux, des dialyses, ou de la perte d’autonomie liée aux maladies déclenchées par ces produits, tandis que les auteurs des fraudes ont disparu avec les bénéfices. C’est une forme de violence économique particulièrement cynique : elle spécule sur des pressions esthétiques pour organiser l’appauvrissement financier des femmes tout en détruisant leur capital santé.
Nous pouvons également voir cette manipulation à l’œuvre dans la série Savage Beauty.
Créée par Lebogang Mogashoa et réalisée par Denny Y. Miller, Thati Pele et Rea Rangaka, la série sud-africaine Savage Beauty est sortie en 2022 sur la plateforme Netflix. L’histoire met en scène une puissante et riche famille qui a bâti la fortune de son empire cosmétique privé de manière crapuleuse. Des années auparavant, ces dirigeants n’ont pas hésité à séquestrer et exploiter des enfants pauvres et orphelins dans des laboratoires cachés, les utilisant comme cobayes humains pour tester des formules chimiques hautement toxiques. L’unique but de cette manœuvre criminelle était de mettre au point des produits illicites d’hygiène et de beauté.
Cette entreprise prédatrice s’est enrichie en organisant la captation financière du portefeuille des femmes, surfant ainsi de manière cynique sur la souffrance et les complexes des femmes noires, historiquement et injustement présentées par les standards de cette industrie comme étant dépourvues de beauté. Des années plus tard, une survivante de ces laboratoires secrets s’infiltre dans la famille pour révéler leurs crimes et détruire leur empire de l’intérieur.
Dans ces conditions, compte tenu des conséquences de l’usage de ces produits illicites à un âge plus avance, des complexes historiques liés aux standards de beauté vendus publiquement, pouvoir prendre soin de soi en restant en bonne santé ne devient-il pas une compétence qui s’acquiert à travers une philosophie de vie mêlant éducation, savoir être, aptitudes personnelles etc etc ?
Nous tenterons de répondre à cette dernière question dans l’info bulle à venir :
Info news n° 147 : Femmes, beauté responsable, compétence