
Nous poursuivons la variété de newsletters débutée en n° 131 avec les mots suivants :
contes, métissages, Fantastique. Nous nous sommes appuyées sur la série audiovisuelle américaine
once upon a time diffusée depuis 2012 en France et actuellement présente sur les plateformes numériques. Dans cette série, un livre magique détenu par un jeune garçon du nom d’Henri est le lien entre le passé et le présent. Ce livre pour enfants renferme un conte qui met en scène la vie d’autrefois transposée dans le présent, dans laquelle sous l’effet d’une malédiction de la « méchanceté reine » devenue maire de la ville dans le présent, le mal gagne à la fin … Sauf si un bébé qui avait été mis à part dans un abri magique au moment de l’accomplissement de la prophétie revient aider les personnages à avoir une fin heureuse digne des contes traditionnels.
Nous avons commencé le portrait d’un personnage que nous nommons souvent A et quelques fois E. dans nos fictions ou autres newsletters ayant une forme de fictions pour raconter des cyberattaques, des malveillances des tentatives de racket, de spoliation d’usurpation d’identité.
Nous avons évoqué dans la newsletter précédente que la mère de A, avait essuyé un certain nombre de reproches en son temps qui se sont répétés dans la vie de A alors même qu’elle n’a pas vécu la même vie, la même histoire, le même parcours, vécu dans le même pays etc etc…
Nous avons associé ce malheureux incident et évènement intergénérationnel à celui qu’il est possible de voir dans « once upon a time ».
La cause à l’époque dans la vie de Akoua-gan était le changement de statut. Malgré le fait que la vie ne l’avait pas épargnée à bien des égards, mère seule vivant chez une grand-mère modeste, orpheline très tôt n’ayant pas terminé ses études. Lorsque la vie s’est mise à lui sourire un peu, ses batailles ont commencé. Cette chose étrange qui s’incarne parfois dans les proches et que nous appellerons « force anti- progrès ; esprit de sous -développement » s’est à nouveau manifestée. A chaque fois, les gens identifient une personne comme étant responsable de ce changement et cette personne est toujours un homme, jamais la femme qui change…. Ils s’imaginent tous qu’il suffit de l’éloigner et paf, la magie va ramener la personne dans le panier de crabes. C’est ainsi que Akouan-Gan se sont vues reprocher les choses suivantes :
« ce n’est pas de leur fait, ce sont des hommes qui ont aidé… ; elles pratiquent la magie noire.., , qu’est ce qu’on peut bien leur trouver ? il y a en a d’autres qui pourraient le faire… ; on va trouver d’autres femmes ou des clones pour faire à leur place…, elles sont la maladie sexuellement transmissible du siècle….., ce sont des péripapéticiennes…, elles n’ont jamais travaillé de leur vie…, elles doivent tout aux hommes… » On pourrait penser que ceux qui parlent se connaissent et pourtant il n’en est rien. Les personnes sont de nationalité différentes et ne vivent même pas sous les mêmes cieux, ceux qui l’avaient dit pour la mère sont pour certains déjà décédés, ils ne connaissent même pas la génération de ceux qui parlent concernant A. Alors comment pourrions-nous l’expliquer ?
Nous avons tenté l’approche fantastique comme suggérée en début de série en nous inspirant de la série « once upon a time » car selon la légende les femmes métisses de cette région auraient été maudites au moment de l’esclavage ou encore de la colonisation… Ce qui peut paraitre absurde mais les faits sont bien réels.
En géographie, le lien (ou l’interaction spatiale) est un concept fondamental qui désigne la relation de dépendance, d’échange ou de contact entre deux lieux ou deux acteurs au sein d’un espace donné. Il transforme un espace neutre en un territoire organisé.
Nous pourrions dire qu’il font de l’entrisme familial ou de l’ingérence par alliance dans les deux cas pour détruire ces femmes afin de conquérir leur territoire intime et donc les évincer.
Dans les deux cas, les belles-sœurs, sont mobilisées dans un but hostile et créer un climat malsain afin de nuire à la quiétude des couples. Dans le cas de A, ils sont allés jusqu’à donner l’identité de A à l’une des sœurs de son conjoint et faire passer A pour elle.
Dans le cas de la mère de A. Ils ont fait grandir son fils , son benjamin auprès de l’une des sœurs de son ex compagnon racontant des inepties et fadaises sur sa vie.
Vers la vingtaine, A. est partie elle-même à la rencontre de ce benjamin qu’elle avait quitté jeune au pays, pour le ramener auprès des siens, faire en sorte qu’ils reprennent contact et soient de nouveau en contact comme une famille normale. A n’avait jamais accepté la division que le monde extérieur avait essayé de semer dans sa famille et elle avait toujours vu les personnes qui agissaient de la sorte non pas comme des adversaires mais des ennemis sérieux à combattre et abattre si nécessaire.
Pour continuer le portrait de Akoua-Gan, son compagnon vu comme un « prince charmant pour elle » elle devait tout recommencer. Mais avant elle devait vaincre les maladies chroniques qui l’avaient ébranlée et clouée au lit durant de longs mois. Heureusement pour elle, son fils son deuxième fils qui avait un grand sens des responsabilités, avait entrepris de payer les études la fin des études universitaires de A. Elle-même, n’a pas eu à redéménagé comme les détracteurs le voulaient, elle a du vivre autrement telle la débrouillarde qu’elle était. Elle a vécu de locations de biens immobiliers. La location de voitures a cessé car ils étaient partis en exil quelques années au Ghana et à leur retour les choses avaient changé dans le pays. Elle s’est remise à la cuisine dans cette fois avec un objectif de transmission et de partage mêlant des femmes un peu plus âgées avec des jeunes filles qui n’étaient pas nombreuses mais qui grandissaient chez elle le temps d’apprendre une formation et apprendre également la gestion des affaires domestiques.
Quelques années plus tard, elle perdit encore quelqu’un de cher, son fils aîné âgé de quarante années. Ce qui fit qu’elle hérita de la responsabilité de la famille de ce fils chez elle. Elle prit trois de ces enfants tandis qu’une autre personne de sa famille garda l’une de des deux filles.
Nous procéderons à l’arborescence de cette lignée sous l’angle des attaques étant donné que nous sommes sur le registre du fantastique dans l’info bulle n° 135 : contes, métissages, arborescence.