
Dans le prolongement des séries d’infonews précédentes, nous abordons cette newsletter n° 127 avec le capital social comme thème principal.
Pour commencer le capital social n’est pas vu de la même manière selon que nous soyons en Afrique de l’ouest dans le golfe de guinée ou en Europe occidentale. Le capital social ne se limite pas à un simple réseau selon Bourdieu.
Dans le contexte précis de nos infobulles (du moins les deux séries celle en cours et la précédente), deux situations se présentent : en Afrique de l’Ouest, la socialisation repose sur un modèle holistique où la réputation est un bien collectif. Les études sur les réseaux de la diaspora montrent que ce capital fonctionne comme un « filet de sécurité ». Statistiquement, ce soutien communautaire compense les barrières structurelles. Pour les hackers, ce réseau est impénétrable car il repose sur l’oralité et la lignée, échappant à toute trace numérique.
En effet, dans certaines régions, les gens fonctionnent en communauté, les personnes existent à l’intérieur même d’un clan, d’une région, d’une ethnie, d’un groupe d’amis, d’un groupe de tontines, d’un groupe de commerçantes, d’un groupe de militants politiques etc etc… Il existe par ailleurs des chefs de clans, de groupes, de familles etc.. qui sont considérés comme des sortes
En région parisienne, les enfants de la diversité diplômée développent un capital « passerelle ». Ils naviguent entre les cercles institutionnels (écoles privées/publiques) et les réseaux de pairs. Selon les données de l’Ined, les enfants issus de couples mixtes ou de parents immigrés diplômés présentent une « agilité de codes » supérieure, leur permettant de socialiser dans des milieux hétérogènes.
Le capital social est intrinsèquement lié à la réputation, que l’on peut qualifier ici de « capital symbolique ».
Loin d’être isolés, les descendants d’immigrés de la zone Togo/Golfe de Guinée s’inscrivent dans une trajectoire d’excellence. Avec 37% à 44% de diplômés du supérieur parmi les descendants de cette région (source Insee/Trajectoires et Origines), le capital social se structure autour de réseaux de pairs qualifiés. Leur processus d’intégration, d’insertion professionnelle ou sociale dépend entièrement de leurs capacités à savoir nouer des liens dans les lieux qu’ils sont amenés à fréquenter afin de pouvoir atteindre leurs objectifs économiques, administratifs etc etc.. Dans ce cas, la construction de ce capital est une aptitude personnelle puisqu’ils arrivent d’ailleurs.
Pour poser la troisième pierre qui permettra de résoudre l’énigme en conclusion, nous partons du principe que les hackers ont tenté à la fois de saboter le réseau des amis et famille en Afrique, le réseau de proximité dans leur ville de résidence puis les réseaux institutionnels dans le but de soutirer de l’argent sous forme d’extorsion en bande organisée :
- Si les grands parents offrent un cadre social représentant pour la plupart les élites de la société et des personnes naviguant autour des cercles de pouvoir ainsi que des cadres supérieurs qu’ils ont pu côtoyer durant leurs carrières respectives ou alors héritées de leurs familles, s’ils jouissent eux-mêmes d’une certaine respectabilité à travers les actes de générosité rendus au fil du temps à leurs communautés…
– Si les parents durant leurs parcours d’immigration, scolaire , professionnel et personnel, ils ont réussi à nouer, garder des liens avec des personnes qualifiées ou bien placées dans certains lieux, s’ils ont réussi à jouir au fil des années d’une certaine sympathie du fait de leur tranquillité d’esprit, de leur discrétion, de leur respect des règles et normes de vie des autres….
– Et que les enfants ont pu intégrer à chaque fois des institutions et y passer du temps sans trop de dégâts, avoir quelques amis et jouir d’une vie assez paisible dans leur environnement….
Quelles sortes de fabrications ont pu mettre en œuvre les hackers de vie numérique et les voleurs de trajectoires pour que les enfants contribuent malgré eux à permettre que les desseins obscurs des hackers concernant leur mère soit atteignable dans la mesure où elle -même les avait mis en échec ?
Comment des enfants encore mineurs, ont pu être utilisés au fil du temps durant une période plus ou moins longue pour affaiblir leurs parents, leur lignée afin de pouvoir déposséder les grands-parents de leurs biens acquis durant toute une vie de labeur?