
Nous finissons la série d’infobulles entamée il y a quelques jours basée sur l’éducation et la diversité dans le prolongement de la série de newsletters précédente (n°118-123).
Nous avons exploré les angles par lesquels les enfants du personnage A. pouvaient être attaqués par les hackers de vie, d’Histoire, de trajectoire, de destinée : le capital culturel, le capital spatial, le capital social. Nous nous attelons dans cette info news n° 128 au thème suivant : le capital conatif.
Pour commencer, le capital conatif est la dimension la plus intime et la plus déterminante des ressources d’une personne. Les autres capitaux explorés montrent ce que l’on possède ou ce que l’on connait, le capital conatif souligne la force qui nous permet d’agir.
Le terme vient du latin conatus (l’effort, l’élan, l’inclination). En psychologie et en sociologie, le capital conatif désigne les dispositions psychologiques amenant un individu à rassembler ses ressources pour l’atteinte d’un but.
Pour simplifier, c’est l’inverse du patapaa vu précédemment dans les news ( n°110-n°117) concept désignant le passage en force en langue Ewe. C’est au contraire l’énergie mentale qui permet d’avancer dans nos projets : la motivation, la force, la volonté etc etc..
Ce capital conatif se décompose de la manière suivante : la persévérance ou la résilience, l’auto efficacité, la gestion de l’effort, l’orientation vers le but.
Pour les familles issues de la diversité, ce capital peut être super développé et ceci afin de compenser : les plafonds de verre ou encore les préjugés. Cette diversité mobilise alors :
L’éthique du travail, la résistance au stress, le moteur du devoir.
Si le capital conatif est la cible des hackers dans notre exploration, cela signifie que privée de motivation et de volonté, les diplômes (culturel), le réseau (social) n’ont plus d’utilité existentielle.
Pour ce faire, ils devront provoquer épuisement, doute de soi ou encore rupture de sens.
En tenant compte de tout ce qui a été dit précédemment, nous posons la dernière pierre qui pourra permettre de poser une autre question. Cette interrogation amènera à la résolution de cette énigme en conclusion.
Nous nous basons sur : la persévérance, l’auto efficacité, la gestion de l’effort, l’orientation vers le but.
- Si les grand -parents malgré leur ouverture d’esprit, ont été des bâtisseurs et surtout les gardiens des traditions culturelles notamment à travers la cuisine du terroir du pays et éducationnelles, s’ils ont été les piliers, les boussoles et les repères des membres de leurs familles de part et d’autre des frontières, s’ils ont survécu aux vicissitudes de la vie, aux conflits politiques provoquant parfois des exils de longue ou courte durée, s’ils ont survécu à des pertes économiques, émotionnelles et humaines et s’ils ont gardé le cap…
– Si les parents ont fait preuve de force d’adaptation, de courage, s’ils ont construit des compétences passerelles entre deux mondes, s’ils ont élargi l’exploration des possibles en donnant l’exemple en se relevant après des échecs, s’ils ont nagé souvent dans des eaux troubles parfois boueuses, s’ils ont conquis des territoires virtuellement pour que leurs enfants aient un avenir moins tendu…
– Et que ces enfants en construction à la fois sur le plan social, culturel, de la santé, de la santé mentale, sur le plan moral, qu’ils sont dans des périodes où les crises telles que le harcèlement, l’exclusion, la non reconnaissance de leurs efforts, le non-respect de leurs besoins spécifiques, la privation de soins, l’absence de traitement peuvent anéantir leur force de caractère, leur motivation et envie de réussir…
Sur quels piliers de la société les hackers prendraient -ils appui pour détruire complètement la volonté, la motivation, le goût de l’effort et l’envie de persévérer après un échec voire de susciter le basculement dans la haine, la délinquance et la marginalisation de ces enfants, des enfants du personnage A compte tenu de tout ce qui a été dit ?