Info news n° 115 Paradigme, activisme, travail

Nous  en sommes à l’avant dernière newsletter de la série commencée cette semaine dont les mots clés sont : paradigme activisme conquêtes.

Pour ce thème nous avons ancré notre contexte sur l’œuvre télévisuelle ‘’the last kingdom » disponible sur les plateformes numériques. Nous y avons associé le concept Ewe « Patapaa » qui permet d’expliquer comment des personnes sans légitimité ni droit peuvent décider avec leur talent et leur art de la guerre de s’emparer de terres qui ne leur appartiennent pas et assiéger par la même occasion des nations.

Nous avons pris comme sujets d’observations certains influenceurs ou activistes luttant pour la libération de l’Afrique subsaharienne. Nous avons déjà évoqué le patapaa comme énergie de destruction, nous l’avons évoqué comme patapaa de 3.0 capable de détruire une réputation et une identité numérique. Nous avons ensuite vu l’aspect opérationnel de cette énergie lorsqu’elle tente de passer du virtuel à la vraie vie.

A présent, dans cette newsletter n° 115, nous nous focalisons sur la dimension travail.

Pour commencer le travail  est vu comme une peine, vient du latin. Il était vu comme un instrument de torture. Le travail -emploi est une activité exercée par un individu dans un rapport de subordination contre une certaine rémunération. Le travail détermine la place d’une personne dans la hiérarchie sociale. Le travail -œuvre est une activité qui permet à un individu de laisser une trace durable. C’est le cas du travail intellectuel ou artistique. Le travail-praxis (émancipation) est une action qui transforme le sujet autant que l’objet. L’homme se construit lui-même par le travail.

Le travail est aussi un moyen pour la société et les individus qui la composent de créer de la richesse, de créer de la valeur.  Le travail permet aussi d’avoir une identité professionnelle en plus d’indiquer la position d’un individu dans la société.  Ici le patapaa que nous avons déjà expliqué dans les newsletters précédentes, qui est l’énergie qui permet de capter la valeur d’autrui peut être mobilisée pour soustraire la valeur produite par le travail et subtiliser l’identité professionnelle.

En ce qui concerne ces activistes influenceurs, ces conquérants à l’énergie mortifère, le travail est d’abord celui du commerce des larmes et de la souffrance. Ils surfent sur les conséquences de non intégration économique ou de l’instabilité liée au statut administratif pour asseoir leurs discours de séparatisme, de multiculturalisme. Ils ont besoin de voir leur audience souffrir au sens propre du terme pour être crédibles dans leurs luttes contre l’oppression des peuples dominés.

Essiee, le personnage que nous citons depuis le début semble avoir été une menace pour ce business des larmes. En effet comme tous les gens de sa condition, l’acculturation n’a pas été facile et le processus d’intégration s’est fait en plusieurs étapes et sur de longues années. Essiee avait choisi de faire du travail un moyen de gagner de l’argent comme tout le monde mais avant tout un outil d’émancipation, de création de valeur. Mais cette énergie n’a pas plu à ces personnes qui ont choisi de la priver car elle mettait en péril leur commerce qui se nourrit de difficultés administratives, de précarité et souffrance liée à la différence culturelle. Ils ne veulent pas que cette base commence à vouloir imiter ceux pour qui les choses sont difficiles mais décident de continuer à espérer.

Ici, l’énergie destructrice ou mortifère du patapaa est opérationnalisée pour détruire la valeur crée, subtiliser l’identité professionnelle, enlever la rémunération. En effet, ils ont besoin que le travail corresponde à une couleur de peau. Ils ont besoin que cette domination qu’ils prétendent combattre existe réellement ne serait ce qu’à travers les rapports hiérarchiques qui constituent une forme de domination. Si une masse est reléguée aux mêmes tâches manuelles ou subalternes et quand bien même elle est rémunérée, elle n’en est pas moins dominée.

Et lorsque par chance, certains parviennent à devenir acteurs, joueurs de football etc ils s’empressent de réclamer des participations sous forme de dons en présentant leurs structures comme des associations ayant pour but d’aider le plus grand nombre de personnes opprimées à travers le monde.

Dans le cas de Essiee, ils ne se contentent pas de prélever une « dime », ils prennent tout. Ils tentent de supprimer le futur, falsifient le passé à l’aide du patapaa.

Il est possible de se demander dans quelles mesures, son existence menaçait leur business des larmes si on part du principe qu’ils ne se connaissent ni d’adam ni d’eve.

Pour revenir au marketing de substitution : Travail + Patrimoine = identité sociale

Nous proposons comme formule de test de la solidité de l’identité sociale

     S =    T X P

               Pa

Souveraineté = travail x patrimoine / patapaa

Nous poursuivons cette exploration réflexive dans la news à venir :

Info news n° 116 : Paradigme, activisme, lifestyle

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