
Nous prolongeons notre réflexion concernant le changement de paradigme qui amène certains groupes de personnes comme des activistes à adopter les mêmes pratiques que les vikings.
Nous nous sommes focalisées sur les saga des pays du nord de l’Europe qui ont tenté de relater sur les plateformes numériques leurs épopées. Nous avons choisi la série « the last Kingdom » dont le personnage principal fut interprété par A. Dreymon.
Dans l’info news précédente nous avons vu la désignation de la cible. Aujourd’hui, nous révélons la cause du basculement fondamental : la trajectoire semée d’embûches d’un immigré subsaharien en occident plus particulièrement en Europe occidentale ou en Amérique du Nord.
Le parcours d’immigration est, à l’origine, un projet de construction. Il s’agit de s’ancrer dans un pays d’accueil par des étapes concrètes : logement stable, statut administratif, travail pérenne, etc etc…
C’est un chemin qui peut être long, qui peut prendre une vingtaine d’années pour certains, une dizaine pour d’autres et moins pour les plus chanceux ou les plus habiles.
La stabilité souveraine est l’état de celui qui est comme la personne que nous nommons Essiee depuis le début de la série de newsletters consacrée au changement de paradigme.
Cela signifie que cette personne a pu poser ses racines et ses valises dans la légalité et dans la normalité. Elle n’est certes pas riche pas libre autant qu’on peut l’être dans une pareille situation et « stable » dans quelques domaines.
Le changement de paradigme survient lorsque la stagnation (sociale ou administrative) devient insupportable.
Au lieu d’accepter les difficultés inhérentes à un parcours d’immigration, certains changent de logiciel et décident de faire de la réalité une interprétation distordue. Ils décident que tous ceux qui sont arrivés un jour du même continent qu’eux vivent des vies falsifiées.
Il ne s’agit plus de rationalité, de faits mais de croyances. Si la norme est l’échec présupposée alors la vie d’Essiee devient une anomalie à supprimer.
N’ayant pas d’existence réelle ou stable dans leur pays d’accueil, ces individus se créent une existence politique sur le web. Ils mènent alors un combat hors sol. Leur combat n’est pas ancré sur un territoire réel mais il offre des narrations dans lesquelles ils sont victimes d’un système corrompu dans lequel il n’y a aucun mérite sinon la culture de l’entre soi.
Cette frustration réelle lorsqu’elle rencontre un idéologue cherchant à surfer sur la souffrance de ses semblables pour réussir dans les affaires va se transformer en énergie destructrice déjà évoquée dans les newsletters antérieures. Elle va se transformer en Patapaa 3.0.
Le Patapaa ne veut pas seulement critiquer Essiee, il veut opérer une substitution : il veut la gober pour s’approprier son image et son parcours et à l’inverse la contaminer. Ce qui veut dire qu’ils veulent la transformer en ce qu’ils sont eux-mêmes.
Dans la série que nous prenons comme point de repère comme contexte, Le personnage principal est un homme né Saxon mais élevé par les Danois. Toute sa vie est un combat pour récupérer son foyer.. Il est l’homme de « l’entre-deux », celui qui possède les codes des deux mondes mais qui choisit la voie de la construction et de la loyauté envers sa propre terre.
Les antagonistes les plus acharnés contre ce personnage sont souvent des chefs danois qui n’ont jamais réussi à s’installer. Ils errent, pillent et méprisent ceux qui cultivent le sol.
On peut faire un lien ou un parallèle avec nos activistes virtuels. Ils n’ont pas de « foyer » administratif ou social stable en Europe. Ils voient en Essiee une cible à abattre car elle a réussi à transformer sa vie loin de sa terre d’origine en un ancrage solide.
Il existe un personnage, Aethelwold, qui passe sa vie à conspirer pour un trône qu’il n’a pas la force de conquérir par le mérite. Il déteste Uhtred parce qu’Uhtred possède une aura naturelle et une valeur réelle. Aethelwold tente de salir Uhtred, de le transformer en traître aux yeux des Saxons, tout en essayant de voler son influence. C’est exactement le Patapaa : détester l’original au point de vouloir le « gober » pour exister à sa place.
Dans The Last Kingdom, la rumeur et la calomnie sont des armes. On invente des crimes à Uhtred pour justifier qu’on le dépouille de ses droits.
Les ennemis d’Uhtred partent de la croyance qu’un « Danois » (ou un étranger) ne peut pas être noble ou loyal. Pour que cette croyance survive, ils doivent falsifier la réalité des actes d’Uhtred.
Comme pour Essiee, leur interprétation du réel précède la falsification. Ils ne voient pas ses racines, ils ne voient que ce qu’ils veulent détruire.
Dans la vie d’Essiee, les vikings du net ne se contentent pas de la salir, de vouloir l’engloutir pour exister en mobilisant ses propres croyances comme armes contre elle, en tentant de changer son identité ou en voulant falsifier son parcours. Ils en profitent aussi pour faire de même avec ses enfants. Ils en profitent pour transformer le parcours de son fils aîné en parcours d’ un fils d’une mère seule dans une famille monoparentale en proie à la délinquance, à l’échec scolaire et au décrochage scolaire. Cela sans doute a-t-il été mis en place par leur gourou idéologue régnant sur eux comme règnent les gourou de sectes ayant des adeptes bien disciplinés à leur service. Ils sont tellement obnubilés par le fait de la descendre de son piédestal (endroit où ils l’ont placée eux même) car elle-même se trouvait bien en deçà de ses capacités qu’ils ont fait entrer les services de la protection de l’enfance dans sa vie pour un contrôle de routine afin de chercher les éventuelles anomalies persuadés qu’ils sont qu’il y a forcément quelque chose à trouver. Ils ont tenté via leur gourou de rentrer dans ses archives administratives toujours à la recherche de cette éventuelle anomalie qui justifierait leurs croyances et donc les actes posés. Ils ont même tenté d’enrôler des membres de la famille de son conjoint afin que ceux-ci participent à la mise à mort de son union de plus d’une vingtaine d’années d’avec celui-ci faisant circuler l’information selon laquelle il s’agirait d’un mariage blanc comme c’est souvent le cas pour certaines personnes qui ont un statut d’immigré.
Nous pouvons constater que la croyance ici est plus forte que tout. Elle justifie les causes de l’échec de l’immigration, elle justifie le siège de la vie d’une inconnue et son agression virtuelle.
Elle justifie la falsification de sa vie, de celle de ses enfants pour en quelque sorte rétablir une forme de justice.
Elle justifie même la prise de contrôle de son éventuelle héritage qu’elle ne devrait pas avoir toujours selon leur croyance et non des faits.
Afin de pouvoir calculer l’indice de captation inversée, il faut ternir compte des variantes suivantes : la puissance du patapaa, le refus du deuil, l’interprétation erronée, l’amertume et la stagnation, la souveraineté de l’ancrage.
Ce qui peut donner :
P = ( R + I) x A
S
Pour comprendre l’intensité de l’agression subie par Essiee, il faut additionner les variables du refus et les diviser par la solidité de la cible.
Afin de poursuivre cet essai, je vous invite à lire :
l’info news n° 114 paradigme activisme, patrimoine