Info news n° 262 Élites, handicaps, obligation

Nous poursuivons la série de newsletters consacrée aux élites et aux handicaps débutée en news n° 259. Par cette série nous avons souhaité explorer le monde des élites à travers la fiction choisie et le témoignage de notre connaissance.


La fiction choisie est intitulée « GIGN ». Elle est une série de six épisodes diffusée en juillet 2026. Elle met en images la vie d’une unité d’intervention d’élites avec le soutien selon les écrits du vrai GIGN.


Le handicap est un thème qui a été également traité sous deux angles afin de montrer à la fois les similitudes et les différences entre les personnes dites handicapées et celles qui sont considérées comme des élites.


Pour répondre à l’interrogation principale posée en n° 259 qui concernait la confrontation entre la force de la privation et celle de la frustration liée à la non-reconnaissance professionnelle, nous avons déjà proposé les volets : gestion, perception dans les info news précédentes.
Dans cette n° 262, nous nous focalisons sur les mots suivants : élites, handicaps, obligation.
L’obligation au sens courant du terme est quelque chose que l’on est tenu de faire, une action dont il est impossible de se dérober.


Il existe plusieurs types d’obligation : celles qui sont liées à un contrat, celles qui sont liées à la loi. Il existe également des obligations en bourse qui sont des titres de créance mais nous écartons cet aspect de notre newsletter.


Nous rappelons que l’État prévoit un certain nombre de dispositions et dispositifs dans les organisations en faveur des personnes portant un handicap. Il en est de même pour les travailleurs aidants.


En ce qui concerne les élites, elles ont logiquement une obligation de résultats, tout comme l’entreprise a une obligation de moyens pour l’atteinte de ces résultats.
L’obligation de résultats qui est demandée aux élites est le fondement même de leur légitimité et de leur contrat social dans la mesure où elles captent les ressources, le pouvoir, le prestige.
Mais cette obligation de résultats et de performance perpétuelle peut-elle devenir source de stress et de handicap pour ces élites ? Dès lors qu’une élite commence à agir imprudemment pour réussir à atteindre les objectifs tant au niveau de la qualité que de la quantité qui lui sont demandés, comment va-t-elle se comporter pour conserver ses « privilèges » et son « statut » dans la société ?


Nous proposons la suite du témoignage anonyme de notre connaissance commencée depuis le début de la série de newsletters sur les élites et les handicaps.

Alors que notre témoin réalise une performance en soi si on tient compte du fait qu’elle a déclaré travailler à temps partiel sur la plateforme interne et qu’elle n’a pas été financée, les « loups » en face ont décidé d’aller enquêter sur sa vie privée afin de s’en servir pour la spolier.
Ainsi, ils se sont mis, alors qu’aucun contrat de travail officiel pour la recherche ne les unissait, à lui appliquer les critères de ceux qu’ils payaient. Tout ce qui normalement était son point fort a été transformé en faiblesse. Tout ce qu’elle a dû combler par ses propres moyens par manque de financement a été jugé insuffisant.

Au lieu de voir leurs propres manquements dans les insuffisances, ils les lui ont attribuées. Nous rappelons qu’une convention tripartite les unissait.


L’usurpateur s’est introduit dans sa vie privée pour glaner des informations afin de pouvoir justifier les raisons de la spoliation et du vol de la propriété intellectuelle en toute légalité.
Suite aux réactions vives et fermes de la victime alors qu’ils tentaient de l’intimider pour la faire taire face au tollé général qu’elle a suscité après qu’elle s’est mise à parler et à faire entendre sa voix par une voie numérique et écrite, ils ont fait savoir qu’ils avaient agi de la sorte parce qu’ils l’avaient confondue avec une personne qui était, qui serait son sosie.


Qui était ce sosie ? Où vivait-elle ? En quoi était-elle l’ennemie de la nation ? Comment la connaissaient-ils ? En quoi pouvait-on les confondre ? Avait-elle eu la même vie que la victime ? Pourquoi la victime n’a-t-elle pas été convoquée officiellement pour s’expliquer ? Pourquoi avoir choisi de l’ostraciser, de détruire sa famille, sa réputation alors même qu’on n’a pas pris le temps ni eu la politesse d’écouter sa version des faits ? Que se serait-il passé si elle n’avait pas choisi de donner de la voix pour parler et éclairer sur sa vie, son identité, sa famille, ses idées, ses amis, ses croyances ?


La protection de la vie privée, laisser la vie privée, privée, donne-t-elle le droit à qui que ce soit de s’emparer du vide et d’y mettre ce qu’il souhaite ?


Mais quand bien même l’erreur serait la véritable raison de cet acharnement subi par notre témoin, qu’ont-ils prévu pour rattraper le temps qu’ils lui ont fait perdre ? Les dégâts qu’ils ont causés ? Dans un autre métier que le leur, s’en seraient-ils sortis aussi facilement ?


Les tentatives d’intimidation et la persécution permanente ne vont-elles pas finir par transformer cette victime en ce qu’ils craignaient dès le départ ? Peut-être est-ce leur souhait caché ? Cela n’arrangerait-il pas leurs affaires ?

Lorsqu’une erreur humaine (compréhensible) n’est pas expliquée convenablement, que se passe-t-il pour les auteurs de cette erreur ?


Nous proposons ci-dessous de regarder de près l’une des séquences de la fiction GIGN choisie pour cette série de newsletters sur les élites et les handicaps.

Nous avons déjà évoqué le fait qu’une unité d’élites d’intervention militaire a été attaquée au sein même de son camp par des ennemis non identifiés. Plus tard ils se rendront compte qu’ils sont attaqués par des personnes de la « maison », un couple de militaires qui avait perdu sa fille lors d’une prise d’otages qui a mal tourné pour deux personnes : la petite fille et un officier.
Ils étaient persuadés que l’officier survivant était le coupable et qu’il s’était enfui comme un lâche laissant derrière lui la petite fille et son collègue alors qu’il n’en était rien. Il y avait un malentendu entre eux qui n’a pas pu être levé avant ce triste jour.

Ces parents meurtris ont nourri une rancœur et une rancune durant de longues années alors même qu’ils ignoraient les faits.


Cet officier vivait avec un secret bien gardé : son filleul était en vérité son fils et c’est la raison pour laquelle son binôme et lui ne s’entendaient plus et qu’ils se disputaient ce jour fatidique déclenchant le détonateur de la bombe lors d’une bousculade.


La suite a été tragique mais l’officier qui est décédé était celui qui avait commis l’erreur. La petite fille n’a fait qu’obéir à sa mère qui lui a dit « reste cachée jusqu’à ce que je vienne te chercher », ils l’ont appelée mais elle n’est pas sortie à temps de sa cachette…
Bien que cet officier n’ait rien eu à se reprocher sur cette affaire, le fait d’avoir eu des secrets pour son équipe, pour son binôme allait plus tard lui causer de graves déconvenues à lui mais également à son équipe et à sa famille.


Nous voyons à travers ces différents exemples que le désir de performance à tout prix, correspondre aux critères de réussite sociale, atteindre des objectifs parfois inatteignables ne peuvent primer sur la cohésion d’équipe, le respect mutuel, l’éthique ou la vérité au risque de subir des pertes lourdes comme c’est le cas pour le personnage principal de notre fiction.


Si nous avions une morale à donner pour ces histoires, elle serait dite de la manière qui suit :


« L’erreur est normale et acceptée y compris pour ceux qui ont l’obligation de toujours se montrer « parfaits » et « exemplaires » mais l’admettre sera toujours plus vivable que de tenter de vouloir intimider et « tuer » des enfants pour montrer sa force et sa puissance aux faibles comme si les effacer, effacerait l’erreur… On ne peut pas supprimer une ou des personnes pour supprimer une erreur ».


Nous proposons la fin de ce témoignage dans l’infobulle n° 263 : élites, handicaps, réfutation.

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