
Nous en sommes à la première newsletters de la série qui traite de : Élites et Handicaps. Nous avons introduit quelques questions dans hier dans la news n° 259 concernant la force de la privation contre celle de la reconnaissance professionnelle.
Pour tenter d’y répondre, nous avons souhaité prendre comme appui la ressource filmique française « GIGN » présente sur la plateforme numérique Netflix diffusée depuis le mois de juillet 2026.
Nous avons également choisi de proposer le témoignage d’une de nos connaissances concernant un antagonisme qui est survenu sur son lieu de formation avec un individu qui s’estimait lésé dans sa carrière et qui a choisi de se « venger » sur cette personne, cette novice du moins du point de vue du secteur d’activité.
A travers cette série, nous souhaitons aborder également la question du handicap sous deux angles.
Dans cette newsletter n° 260, nous retenons les mots suivants : élites, handicaps, gestion.
La gestion permet de gérer, administrer, organiser, diriger les ressources d’une entité afin d’atteindre les objectifs prévus.
La gestion concerne essentiellement la gestion d’entreprise, la gestion publique, la gestion de la vie courante. Elle s’applique à la gestion des ressources financières, humaines, matériels ou immatériels.
Bien que le terme gestion et management soient mobilisés comme synonymes, il faut distinguer la gestion du management. Le management est plus souvent associé à l’humain et à la stratégie.
Nous allons nous focaliser sur la gestion de la vie courante. La gestion de la vie courante peut concerner : le budget personnel, un projet de vie ou encore un patrimoine matériel ou immatériel.
En ce qui concerne les élites, la gestion de la vie courante est souvent externalisée ou encore confiée à des managers de l’ombre afin de se concentrer sur les tâches quotidiennes nécessaires au perfectionnement de leur art, de leur métier, de leur pratique. Très souvent ils rétribuent ceux qui travaillent pour eux lorsqu’ils en ont en les moyens comme dans le cas des dirigeants d’entreprises ou des professions hautement rémunérés. Lorsqu’il s’agit d’élites souhaitant travailler sur leurs compétences tels les sportifs de haut niveau, les artistes, les chercheurs ils sont amenés à se reposer sur leurs familles, leurs conjoints, leurs amis, leur entourage et environnement immédiat la plupart du temps.
Quoi qu’il arrive, il est impossible de réaliser une performance quelconque sans la moindre privation, sans le moindre sacrifice.
Lorsqu’une personne est dépourvue de ressources financières suffisantes, qu’elle souhaite travailler sur un projet exigeant durant quelques années, qu’elle ne peut pas confier à son conjoint qui travaille à temps plein, la gestion de la vie courante, comment peut-elle s’y prendre ?
Nous proposons ci -dessous le témoignage de notre témoin.
Notre amie qui a eu à faire un travail de recherche pour quelques années sur les fonds propres de sa famille, a du changer de style de vie. Elle l’a fait bien avant le travail par rapport à sa création d’entreprise.
Ayant des enfants en bas âge avec des besoins spécifiques liés au handicap invisible, elle a dû adapter son emploi du temps à ses contraintes personnelles en fonction des besoins des périodes. Il lui a fallu poser des créneaux de travail sur les jours de la semaine disponible. Il a fallu poser parfois la journée du samedi ou une partie de la journée du samedi et une grande partie des vacances à l’exception de quelques jours.
Il a fallu aussi se priver de sorties, de distractions, de shoppings, de choses simples qui permettent qu’un individu garde le lien avec ses amis ou sa famille plus ou moins proche prenant le risque d’être exclue en espérant qu’ils comprennent à la fin pourquoi cela a du être fait de cette façon.
Ce temps qui a dû être dégagé, a été mis au service des prises de rendez vous pour les soins, chaque enfant ayant son besoin et sa particularité à suivre. Il a fallu aller chercher parfois à l’école, participer aux réunions organisées pour ces enfants-là en plus des réunions classiques, aider à faire les devoirs lorsqu’il y en avait et emmener aux activités extra-scolaires. Certaines activités extra scolaires ont exigé sa présence comme bénévole quelques heures par mois afin que ses enfants s’intègrent en toute confiance au reste du groupe et participent à d’autres activités que celles liées aux rééducations ou aux soins.
La petite enfance de ses enfants a été marquée par les périodes de diagnostics et de prise en charge sur des longues période auprès de plusieurs spécialistes. Chaque enfant en avait au moins deux en fonction des périodes, des années et ceci durant toute sa période de recherche. Les rendez vous se sont espacés une fois qu’ils ont grandi et eu besoin d’autres types d’accompagnement plus souples.
Il est tentant de lui demander , pourquoi elle a voulu s’infliger tout cela, pourquoi elle ne s’est pas contentée de rester chez elle à s’occuper de ses enfants surtout que sa recherche n’était pas financée mais il est clair qu’elle voulait continuer à être employable afin de pouvoir retravailler une fois ses enfants plus autonomes. Il se trouve que le temps qu’elle était censée immobiliser pour ses enfants laissait des créneaux qui le lui permettaient autrement elle n’aurait jamais entrepris de le faire.
Mais une fois terminée, pourquoi s’est -elle trouvée face à un usurpateur qui a voulu lui prendre son travail en lançant une cabale et un harcèlement en ligne contre elle sous de faux prétextes pour s’approprier des années de travail, sans oublier la difficulté de la vie courante et le fait que les proches attendaient désormais que ces années paient ? …
La gestion de la vie courante semble également compliquée pour l’acteur principal dans la fiction que nous avons choisie.
Nous rappelons que la série porte sur le GIGN. Il s’agit d’une unité d’élites intervenant lors de situations critiques comme les prises d’otages et les extractions de zones de danger ou en guerre.
Nous voyons dès le départ une scène de jeunes recrues en train de passer des tests sous le regard de leurs supérieurs hiérarchiques. Ceux-ci ne veulent pas le recruter bien qu’il semble être l’un des meilleurs candidats. Les supérieurs veulent partir à la retraite et ne veulent pas le laisser seul car celui qui était présenté comme son père avait perdu son père dans l’exercice de ses fonctions et ses anciens collègues et amis voulaient protéger son fils. Mais le jeune réussit malgré les obstacles tous les tests et est finalement recruté.
Son mentor et parrain dans la vie ancien binôme de son père se sent alors obligé de rester pour le protéger. Un autre évènement viendra bousculer tous ses plans, une attaque directe au sein même de leur camp blessant mortellement l’un des patrons sur le point aussi de partir en retraite.
La vie privée de cet homme va se trouver bouleversée. Il ne pourra pas tenir ses promesses à l’égard de sa famille.
Lorsque le travail empiète sur la vie privée au point de l’empêcher d’exister, que se passe-t-il pour les protagonistes ? sont ils encore efficaces dans leur travail, sont -ils encore capable de performance au sens strict du terme ? La gestion efficace de la vie courante n’aide-t-elle pas également à la réussite des objectifs professionnels ?
Nous continuons la suite de la série, dans la prochaine infobulle n° 261 : élites, handicaps, perception.