
Nous concluons la série de newsletters débutée en n° 253 traitant des arts numériques, de chronologies et de « privacy ». A travers cette série, nous avons souhaité dans une logique de chronologies : linéaire, thématique et rétrospective montrer comment une page sur un célèbre réseau social est passée de « page ressources » à galerie d’impressions numériques en passant d’abord par une étape intermédiaire qui était celle de l’information et de la communication.
Nous rappelons que la page existe depuis le mois d’octobre de l’année 2007, qu’elle compte près d’une centaine de contacts avec trois rubriques : amis, famille et « relations ». Les membres de la dernière rubrique n’ont pas accès à ses photos privées. Ils n’ont accès qu’au mur comme les membres des autres rubriques. Elle possède cependant un grand nombre de publications 32000 à ce jour. Il n’est pas possible de la trouver à travers un moteur de recherche sur cette page.
Cette page pourtant privée et discrète ayant fait l’objet d’une tentative d’extorsion et d’usurpation de la part d’un groupe de personnes se disant activistes de pays du sud, a du subir au fil du temps une transformation nécessaire pour gommer ce qui était facilement copiable d’une part et pour rester privée d’autre part.
Nous avons souhaité en parler dans cette série car rien qu’à travers cette page ressources au départ, les assaillants ont pu avoir accès à son identité, celui de ses enfants, prendre les outils numériques qu’elle affichait dont : un cabinet, une application, un podcast, un cabinet, des newsletters, une ancienne société fermée depuis l’année 2013.
La page ressources mettait en avant au départ des publications d’initiatives entrepreneuriales, de problématiques liées à la diversité, au genre. L’une des concernées se sentant propriétaire de ces sujets prétendant être précurseur sur le net alors que notre abonnée a commencé avant elle en toute intimité. Elle s’est mise à vouloir prendre carrément la page pour elle-même.
Dans la mesure où le groupe qui la soutenait et la protégeait s’est adonné à une forme de harcèlement sur la victime et créatrice de la page alors qu’ils étaient arrivés au départ spontanément pour la soutenir face à des attaques racistes, elle a du se résoudre à se défendre elle -même en créant des outils pour parler et répondre directement aux attaques. Ces attaquants voyant leur manne financière s’éloigner, ils se sont alliés aux ennemis « racistes » pour la terrasser plus rapidement et gagner de l’argent comme prévu.
Malheureusement à ce moment, là elle a opéré un changement lié à l’information et à la communication en lien avec ce qu’elle faisait dans son cabinet. Pour cette étape elle ne s’est pas limitée à une origine ethnique elle a pris les blogueurs et influenceurs ou médias officiels qui parlaient de sujets qui pouvaient l’intéresser. Une fois cette étape dépassée, elle a souhaité aborder d’autres types de sujets plus universels mais en les diffusant à sa manière sous format superposé tel une exploration géante et colorée parlant de sujets plus globaux liés à l’anthropologie, la philosophie, l’économie, etc etc… mais à chaque fois sous un angle personnel.
Ces évènements amènent à se poser sur une question essentielle ? Quelles sont les règles liées au partage illégal de la vie privée d’autrui ? Quelles sont les règles en vigueur dans l’espace européen? Que risque ceux qui ont enfreint ces règles ? Comment pouvons -nous amener les géants du numériques, des réseaux sociaux à mettre en place des politiques de vie privée en tenant compte du contournement possible lié à l’utilisation parfois frauduleuse par certains de l’intelligence artificielle ?
« Privacy » & « Policy »… suffisent -ils ?