
Nous poursuivons la série de newsletters débutée en n° 253 traitant d’art numérique, de chronologies et de « privacy ».
A travers cette exploration puisant dans le domaine de l’art puis du numérique à travers les moyens d’expression, nous souhaitons présenter le témoignage d’une de nos abonnées sous format anonyme qui a du transformer une page personnelle au départ page ressource en galerie d’expression numérique de nos jours en passant par une phase intermédiaire : celle de l’information et de la communication.
Notre série de news s’articule autour de chronologies diverses : linéaire, thématique et rétrospective.
Ayant déjà abordé la thématique liée à la mixité, dans cette présente infonews n° 255, nous nous attachons aux mots suivants : art numérique, chronologie, solidarité.
Selon l’imaginaire collectif, la solidarité s’accompagne de générosité et de bienveillance. Ainsi il est possible de distinguer toutes sortes de solidarités instaurées par les nations elles -mêmes : les aides étatiques, les aides internationales, les aides communautaires, les aides familiales, les aides entre conjoints. La solidarité généralement s’applique aux domaines : scolaire, soins, soutien et accompagnement de personnes précaires ou vulnérables.
Nous aimerions nous pencher sur une autre forme de solidarité : celle qui est numérique et ou communautaire, selon que l’on pense à la couleur de peau, selon le fait que l’on soit une femme, ou encore la solidarité par rapport aux droits humains et au simple fait que nous sommes un citoyen du monde.
La solidarité, l’entraide numérique peut s’organiser alors qu’un évènement privé ou insolite a été médiatisé. Elle pourra alors se mettre en place d’une manière spontanée, libre sur la base du volontariat en fonction de la cause qu’on est en train de défendre.
Les motivations pour s’engager ne sont jamais identiques mais tous peuvent converger vers la même finalité, aider une personne à se faire entendre, à sensibiliser ou à obtenir justice.
La solidarité numérique survient généralement lors de publications singulières d’évènements choquants, touchant, ou singuliers sur les réseaux sociaux. Les blogueurs se mettent alors spontanément à parler du sujet d’une part parce qu’il est le sujet du moment et d’autre part parce que le thème ou sujet fait partie de leur contenu éditorial et qu’ils ont les compétences pour l’aborder.
Ainsi la partie du témoignage que nous allons raconter va s’attarder sur l’évolution de la page personnelle sur le réseau social célèbre qui a été créé au départ pour publier des photos et des moments de sa vie privée. Nous allons nous attacher à l’étape intermédiaire lorsqu’elle est passée de la page ressources à la page d’information et communication bien que de nos jours elle soit devenue une page d’expression numérique. Au sens de galerie d’expression du fait qu’elle publie des images et des vidéos la plupart du temps en les mettant en scène.
Notre abonnée ANL était empêtrée comme nous le disions dans une affaire sordide. Elle venait de reprendre ses études alors qu’elle avait un âge avancé 38ans à l’époque, elle avait deux enfants en bas âge et voulait réfléchir à son expérience entrepreneuriale qu’elle avait considéré comme un échec puisque l’activité avait cessé, en allant traiter d’une problématique liée aux obstacles qu’elle a rencontrés. Après son travail, elle n’a pas pu profiter de ce travail tout de suite car victime de violence sexiste et sexuelle, du fait de son âge, de son genre et peut être de sa couleur de peau, elle a du répondre à un certain nombre d’interrogations qui lui étaient adressées sur la web tv professionnelle et officielle de l’un des jumeaux présentés en témoignage de la news n° 254.
La page « M » des réseaux ayant fusionné avec un autre site plus moderne « Ins », ses publications se voyaient publiquement alors qu’il s’agissait d’une page privée au départ. Voyant que cet interlocuteur d’adressait à elle, en évoquant de plus en plus le contenu qu’elle publiait, elle s’est mise à lui répondre.
D’un côté il avait des chroniqueurs officiels qui bombardaient de « fake news » tous les jours et de l’autre elle ne faisait pas de vidéos, mais spontanément puisqu’elle publiait des vidéos habituellement, sa communauté du point de vue de l’origine ethnique s’est mise à proposer du contenu en lien avec ce qu’elle publiait habituellement et elle a pris l’habitude de republier pour répondre aux fausses accusations.
Au bout de plusieurs semaines, l’un de leur porte-parole s’est pointé et a décidé de changer l’opération de sauvetage en opération lucrative. Il a décidé d’aller créer une tv numérique avec le contenu et le nom du mari de cette femme pour blanchir de l’argent sale, et recruter des personnes sans papiers, sans revenus ayant besoin de soins, du moins c’est ce qu’il annonçait.
Voyant que les dirigeants improvisés ne faisaient que se servir, ne payaient personne, partaient en vacances à des prix exorbitants, ne payaient pas d’impôts, les travailleurs précaires se sont retournés contre la femme dont le nom était sur les papiers et puisqu’elle avait une page similaire à leur tv. N’ayant jamais donné son consentement pour tout cela, et toute leur opération ayant pour but d’aider celui qui avait décidé de prendre de force son travail, elle choisit de s’opposer à tous leurs projets et d’écrire elle-même pour dire sa vérité à travers le cabinet qu’elle voulait créer en publiant des newsletters comme nous le faisons dans ce cabinet.
Mais reprendre cette page n’a pas été chose aisée, ils se sont opposés, ont tenté de la détruire, puis ont tenté même de faire de faire fermer la page comme si subitement la vie de la femme de notre abonnée devait leur appartenir.
Mais comment une opération spontanée d’entraide communautaire face à un homme présenté comme violent et raciste envers les minorités a-t-elle pu se solder par une guerre, un affrontement fratricide au sens communautaire du terme ? L’ennemi qu’elle avait n’a-t-il pas réussi à les corrompre pour les retourner contre notre abonnée et témoin ?
Nous le saurons dans la prochaine infonews n° 256 : art numérique, chronologie, négativité.