
Nous débutons le premier volet de la série de newsletters qui s’articule autour des mots suivants : art numérique, chronologie, mixités.
Nous avons déjà évoqué le fait que l’art était un moyen d’expression comme un autre et que l’art numérique pouvait permettre de se créer des espaces de liberté que nous nommons galerie d’expression numérique sur certains réseaux sociaux.
Cette première infonews de cette série s’appuie sur les mots : art numérique, chronologie, mixités.
Nous distinguons les chronologies en fonction des récits qui se présentent sous forme de chronologie : linéaire, thématique, rétrospective, fragmentée, cyclique.
La chronologie linéaire est celle qui présente les évènements de leur début à leur fin ; la thématique permet de les regrouper en fonction des sujets communs que le récit aborde ; la rétrospective permet de partir de la fin pour aller jusqu’au début. Pour la fragmentée, les évènements ne sont pas donnés dans l’ordre, ils sont posés les uns à côté des autres afin que le lecteur puisse lui-même faire les assemblages. Enfin la chronologie cyclique est celle qui rend compte de la vision du temps qui est considérée comme un cycle comme les saisons par exemple.
Nous rappelons également que la mixité consiste à faire cohabiter dans le même espace un certain nombre de différences sans annihiler l’authenticité des uns et des autres et sans recourir au séparatisme.
Il existe toutes sortes de mixités : sociale, culturelle, genrée, générationnelle, fonctionnelle.
La mixité consiste donc à faire cohabiter ou coexister dans les mêmes espaces, des lieux des personnes soit d’origines sociales, ethniques, genres, d’âges et de niveau hiérarchique différents. Cette coexistence est appelée mixité si elle présente une forme d’harmonie.
A travers cette exploration, nous souhaitons conter l’histoire et l’évolution d’une page d’une de nos abonnées. A travers cette chronologie thématique, linéaire et rétrospective, nous voulons souligner comment cette personne est passée d’une simple page ressource à une page d’expression numérique.
Le témoignage qui va suivre est comme nous l’avons annoncé, l’histoire de la création d’une page qui va être d’abord une page ressources pour notre abonnée ANL et qui deviendra une galerie d’expression numérique au bout de presque deux décennies.
Notre abonnée ANL, qui a créé une page du même nom sur le fameux réseau social dont nous avons parlé en introduction de cette série de newsletters a connu un certain nombre de déconvenues avec cette page, aussi nous avons souhaité raconter son histoire comme nous le faisons habituellement pour nos témoins.
Pour commencer, la page a d’abord été créée en octobre 2007 suite à l’invitation et surtout à l’envoi d’un article via cette page sur laquelle elle n’était pas abonnée. L’invitation émanait d’un membre de sa famille partie faire ses études aux états unis à l’époque. Une fois créée, pendant longtemps, elle a fait du mimétisme, elle a voulu faire comme tout le monde.
Quelques années plus tard, suite à une expérience entrepreneuriale qui s’est soldée par un échec, elle s’est mise à chercher sur le net, des témoignages et des créateurs d’entreprise qui lui ressemblaient mais qui avaient réussi. Ne trouvant pas de page spécifique dans son environnement immédiat, sur les conseils de son conjoint, elle choisit de transformer sa page personnelle et privée en page ressources, durant son temps libre. Elle s’est abonnée à plusieurs pages et sa page avait une particularité, elle voulait mettre plus en avant les vidéos bien qu’il y ait eu certains écrits.
L’histoire de cette page s’est accélérée et est devenue insolite lorsqu’un groupe de personnes sur ce réseau s’est mise à vouloir lui prendre cette page sous prétexte qu’elle occupait un réseau qui était le leur !! Au départ elle ne les a pas pris au sérieux, elle s’est dit :
« c’est un joke, c’est un buzz, cela va passer… »
Mais ces individus ne plaisantaient pas du tout. Qui étaient-ils ? Ils étaient un groupe d’activistes venant d’Afrique centrale se battant contre le régime en place dans leur pays d’origine. Deux de leurs camarades sont les compagnes de deux frères jumeaux, officiellement et respectivement patrons des acteurs des réseaux afro et formateurs d’activistes afro dans la lutte pour l’émancipation des peuples et le droit à l’autodétermination.
Dans leur jargon, les jumeaux étaient pour l’un « président » et pour l’autre « général ». Ils se sont mis en tête de subtiliser trois choses : la page de cette femme, le passeport africain de cette femme, à travers cet acte c’est le nom qu’ils voulaient, et enfin la page pour créer une tv numérique à l’image de la page sans apparaitre en tant que créateurs faisant prendre tous les risques à notre abonnée.
L’objectif, était d’embaucher les travailleurs sans papiers en situation précaire, de les aider à se soigner et à avoir une source de revenus. Cette abonnée étant empêtrée dans d’autres problèmes, ils en ont profité pour passer à l’attaque et se saisir de son identité pour lui prendre sa page.
Une simple page personnelle est devenue un objet de lutte, de convoitise, d’acharnement public dépassant l’imagination de tout amateur de polar. Ceux qui lisent nos newsletters ont du lire le compte rendu de certains de leurs agissements à travers nos fictions.
Par simple page, nous entendons : 108 amis ou contacts, 32000 publications depuis 19ans, des albums photos privées dont le contenu est réservé à deux groupes : famille et amis. Un troisième groupe nommé par la créatrice « relations » a uniquement accès à ce qu’elle met sur son mur numérique et ce que nous appelons : galerie d’expression numérique.
Mais à son tour, la créatrice a transformé sa page à plusieurs reprises pour se défendre et exprimer ses opinions en en faisant d’abord une page de réponse, d’information et communication puis à la fin en la transformant à travers l’universalité des publications depuis à peine quelques années en galerie numérique personnelle pour se conter autrement.
Mais comment une simple page peut devenir un outil et un sujet d’affrontement communautaire aussi violent ? Qu’est ce qui a pu faire penser à ces activistes que cette page allait leur appartenir un jour et fait croire à ses patrons formateurs jumeaux compagnons de sœurs activistes faisant partie du groupe des « combattants de l’Afrique centrale souhaitant déloger un vieux président résidant habituellement en suisse la plupart du temps et dans son pays d’origine parfois ?
Nous le saurons dans la prochaine infobulle n° 255 : art numérique, chronologie, solidarités.