Info news n° 197 Connaissance, culture, humanisme

Nous finissons avec le 4e volet de la série de newsletters commencée en n° 193 traitant de la connaissance, de la culture et du savoir être.

La question originellement posée est la suivante :

« De la quête de légitimité à l’exercice de l’autorité : comment le savoir et la culture transforment l’expert en une figure engagée?  »

Les newsletters qui ont suivi l’introduction ont parlé de : diplomatisme, leadership, artisanisme. Pour clore avec ce quatrième volet, nous suggérons de tenir compte des mots suivants : connaissance, culture, humanisme.

Nous avons proposé comme ressource filmique le Comte de Monte Cristo diffusé en 2025 sur les chaines de télévision. Le personnage principal  d’Edmond Dantes est  interprété par l’acteur P. Niney.

Nous rappelons que l’humanisme est au départ un mouvement intellectuel, philosophique et littéraire majeur qui a marqué la Renaissance européenne, principalement entre le 14e siècle et le 16e siècle. Il place l’être humain au centre de toutes choses, rompant avec la vision théocentrique (centrée sur Dieu) du Moyen Âge.

L’humanisme, né à la Renaissance, place l’être humain au centre de la réflexion, substituant la curiosité intellectuelle et la raison aux dogmes médiévaux. Ce mouvement prône le retour aux sources antiques, l’étude des humanités (arts, lettres, langues) et l’idéal de « l’homme complet » cultivé. À travers des figures comme Érasme ou Montaigne, il valorise l’esprit critique, l’éducation libératrice et une tolérance universelle. Il a ainsi jeté les fondements de la modernité, de la méthode scientifique et de la dignité humaine.

Souvent, nous opposons l’humanisme  qui place l’homme au centre  à la foi, qui tourne le regard vers Dieu. Et si cette opposition n’était qu’un malentendu historique ? Si, au contraire, l’humanisme était le langage par lequel nous apprenons à déchiffrer ce qu’il y a de plus grand en nous ?

L’humanisme classique nous enseigne la dignité, la raison et la créativité. Mais en y intégrant une dimension spirituelle, ces valeurs changent de nature :

  • La dignité ne devient plus seulement un droit acquis, mais une sacralité reçue : nous avons de la valeur parce que nous sommes « l’image » de quelque chose qui nous dépasse.
  • La raison ne se limite plus à la gestion du monde, elle devient l’outil pour contempler le sens de notre existence.

Lorsque nous parlons d’humanités  cet ensemble de savoirs, d’arts et de réflexions sur notre condition nous ne faisons rien d’autre que d’explorer les différentes facettes de l’aventure humaine. En reliant l’homme à Dieu, l’humanisme ne s’efface pas, il s’approfondit. Il ne s’agit plus de réduire l’homme à sa dimension biologique ou sociale, mais de reconnaître en lui une « profondeur » qui appelle l’infini.

 L’humanisme théocentré ne nous détourne pas des autres ; il nous donne une raison supplémentaire de les respecter, de les cultiver et de les élever.

Plutôt que d’opposer la foi et la raison, cette approche soutient que la dignité de l’être humain découle directement de sa nature de « créature à l’image de Dieu » (Imago Dei). Il faut tenir compte de :

  • La dignité ontologique : Si l’homme est créé par Dieu, il possède une valeur intrinsèque et inaliénable. L’humanisme ne cherche donc pas à « détrôner » Dieu, mais à honorer le Créateur en valorisant sa création la plus aboutie.
  • La vocation de l’intelligence : Le déploiement des arts, des sciences et de la philosophie est vu comme l’accomplissement des dons reçus par Dieu. L’étude des textes antiques, chère aux humanistes de la Renaissance, était perçue comme un moyen de mieux comprendre la structure de la création.
  • L’éthique de la responsabilité : L’humanisme chrétien lie la liberté humaine à une responsabilité envers autrui, vue comme un prolongement de l’amour du prochain. Ici, le service de l’homme est une forme de service rendu à Dieu.

Partant de ce constat, nous proposons comme postulat :

L’expert engagé est en quelque sorte au service des autres même s’il doit être rémunéré pour survivre et vivre, et il ne peut en aucun cas profiter d’un quelconque pouvoir pour assujettir, dominer, esclavagiser les personnes les plus vulnérables, les moins puissantes ou encore les moins fortunées.

Cette proche ayant finalement réussi à échapper aux maitres chanteurs qui la persécutent elle et sa famille afin de lui prendre de force son travail depuis plusieurs années et qui s’en sont pris à ses enfants et à leur santé mentale pour la soumettre une bonne fois pour toutes n’ont pas eu gain de cause. Bien qu’aimant ses enfants et sa famille, elle a considéré que donner son identité à des maitres chanteurs était la plus haute forme de trahison qu’elle pouvait s’infliger et leur infliger. Elle a choisi de résister intérieurement en compte sur sa foi et l’intelligence de son entourage pour savoir discerner le vrai du faux.

Les jeunes adolescents, ses fils ont trouvé chacun refuge sans leurs activités préférées leurs passions respectives. L’ainé a changé d’orientation lors de la phase complémentaire sur la plateforme destinée aux études supérieures. Il a finalement choisi d’aller en humanités dans un lieu d’excellence qui allie à la fois compétence académique et respect de la dignité humaine.

Pour l’autre, la période estivale sera l’occasion de faire un point loin des bruits divers visant à influencer un parcours dès un très jeune âge.

Edmond Dantès incarne la part d’humanité fondamentale qui cherche la réconciliation et le soin de l’autre malgré les épreuves. En protégeant les jeunes amoureux Maximilien et Valentine ou en sauvant la famille de son ancien employeur M. Morrel de la ruine, il manifeste une bonté désintéressée qui dépasse sa propre souffrance. Il agit comme un humble serviteur de la vie, utilisant ses moyens pour restaurer la dignité des plus vulnérables. Son engagement prouve que, pour lui, le véritable savoir ne sert pas à dominer, mais à réparer les liens brisés.

Le Comte de Monte-Cristo représente le versant de l’expertise froide, une figure presque déshumanisée par sa soif de justice absolue. Muni d’une puissance financière et intellectuelle sans limite, il manœuvre les destins avec une précision chirurgicale pour punir ceux qui l’ont trahi, comme Villefort ou Danglars. Ce masque de toute-puissance, bien que spectaculaire, marque une rupture avec sa condition humaine originelle. Il n’accède à une véritable autorité morale qu’en acceptant de briser ce rôle pour redevenir, par le pardon et l’aide désintéressée, un homme parmi les hommes.

Dans le système social de l’époque, le titre de noblesse et la richesse colossale confèrent une impunité quasi-royale. En devenant le « Comte », Dantès ne se contente pas de porter un nom : il s’arroge le privilège de détenir la vérité et de distribuer les sentences, comme s’il était devenu, par la force de son savoir et de son or, une autorité supérieure au-dessus des lois humaines. Il agit comme un juge souverain dont la légitimité ne dépendrait que de sa propre volonté.

À l’inverse, le témoignage de notre connaissance,  nous montre une personne qui choisit de s’élever au-dessus du titre de « docteur » pour défendre sa dignité, en valorisant le parcours  ainsi que la trajectoire qui l’ont menée à l’obtenir. Ce qui comprend  donc toutes  les personnes qui y ont contribué. Il ne s’agit plus de se focaliser sur un résultat final comme le font ceux qui semblent obséder par sa réalisation qui veulent à tout prix la lui arracher de force.

Nous proposons une conclusion à cette série dans l’info bulle à venir :

Infobulle n° 198 : connaissance, culture, éthique personnelle.

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