
Nous en sommes au 3e volet de la série de newsletters qui explore trois mots clés : la connaissance, la culture et le savoir être. Commencée en n° 193
En introduction nous avons posé la question générale suivante :
« « De la quête de légitimité à l’exercice de l’autorité : comment le savoir et la culture transforment l’expert en une figure engagée? »
Nous avons choisi la ressource filmique le Comte de Monte Cristo diffusé en 2025 sur une chaine hertzienne réalisée par M. Delaporte et A. Patellière avec P. Nincy comme interprète du personnage principal.
Après les thèmes « diplomatisme » « leadership » dans les info news précédentes, nous nous attaquons dans la présente info news n° 196 à : connaissance, culture, « artisanisme ».
Pour commencer, nous avons montré que le « diplomatisme » sert à naviguer entre les mondes et que le « leadership habité » permet d’incarner notre vision. Nous abordons l’artisanisme. Nous explorons ici comment le savoir et la culture transforment l’expert en une figure engagée, en abordant notre pratique comme un exercice d’équilibrisme.
L’artisanisme consiste à remettre chaque chose à sa juste place : le diplôme, le regard externe, les réseaux, la famille, l’argent, le travail. C’est l’art de répondre aux agressions par des méthodes singulières qui portent notre signature. Nous l’avons observé chez cette proche : elle a répondu à l’échec entrepreneurial par la création de connaissance, et à la spoliation de son travail par la mise en place d’outils protégés et une réflexivité qui ancre son identité dans son œuvre. Elle ne subit pas ; elle transforme l’agression en levier de singularité.
Pour nous, l’excellence est un comportement : elle ne réside pas dans le prestige d’un diplôme, mais dans cette manière de faire, unique, qui distance les copieurs. Face aux convoitises, l’artisanisme est notre bouclier. Il nous force à nous demander : comment répondrons-nous à la prochaine agression ? La réponse ne réside pas dans la force brute, mais dans notre capacité à raffiner encore davantage notre signature pour rester, en toutes circonstances, les seuls auteurs de notre propre trajectoire.
L’artisanisme est l’art de l’équilibre où la Performance Globale ne dépend plus de la validation extérieure, mais de la cohérence de notre signature. En plaçant chaque composante de notre vie à sa juste place, nous ne cherchons plus la légitimité par la conformité, nous l’imposons par la précision de notre geste.
Notre postulat est le suivant :
L’artisanisme n’est pas l’accumulation de savoirs ou la tentation d’aller chercher toujours plus de connaissance lorsqu’on est face à l’adversité mais la capacité à mobiliser la connaissance que nous possédons déjà pour répondre et faire face aux aléas de la vie. L’équilibrisme réside dans cette capacité de mobilisation de ce que nous avons déjà pour d’autres objectifs que ceux pour lesquels il avait été prévu.
Après avoir transformé son échec entrepreneurial en création de connaissance, son parcours de création de connaissance en savoirs exploitables et protégés alors qu’elle était empêchée de travailler, les adolescents de cette proche ont été pris pour cible afin de l’obliger à céder entièrement tout ce qu’elle avait fait et qu’elle accepte de se mettre gratuitement au service des spoliateurs.
Ils ont fait semblant de lui proposer un job qui allait soutirer la moitié des fonds à l’état. En effet, elle devait mettre ses propres enfants de côté, se mettre à s’occuper des enfants des spoliateurs, d’autres lui suggéraient de devenir éducatrice, d’autres encore aide pour personnes âgées. Pendant ce temps, elle serait à leur merci pour continuer à créer du travail intellectuel. En fait elle devenait une personne passe partout pour ces personnes sans scrupules.
L’un de ses enfants serait privé de soins et ne verrait pas appliqué son projet scolaire personnalisé ni même appliquée sa prise en charge si l’ainé ne se mettait à leur service. Cet aîné devait devenir leur « indic » de banlieue en rentrant dans les cercles fermés de certains individus dangereux. Faire prendre des risques à des enfants pour obliger leur mère à se soumettre et si elle n’était pas contente, elle pouvait retourner dans son pays d’origine en Afrique subsaharienne. Ils feraient ce qu’il faut pour la présenter aux autorités et à son environnement proche comme une ennemie de la nation. Ils se sont mis à fouiller dans ses données personnelles partout ou elle en avait prétextant avoir l’autorisation pour une recherche. Son travail devait être donné à des spécialistes d’histoire, de cinéma et de sociologie en sachant qu’elle-même était en management. Face à son refus, ils ont fait prévenir la protection de l’enfance et impliqué l’autre dans des affaires étranges afin de la décrédibiliser comme mère.
Face à cette agression, elle a répondu de trois manières : elle fit connaitre leurs machinations, Elle envoya ses archives partout pour démentir leurs propos et elle alerta elle-même les autorités. Elle dut se résoudre à limiter l’accès à ses données ainsi qu’à celles de ses proches.
Pour en revenir à la ressource filmique choisie, l’artisanisme bourgeois de Monte Cristo est une mise en scène méthodique où la richesse devient un instrument de domination plutôt qu’une simple accumulation. Il repose sur un savoir-faire tactique : un environnement choisi pour sa précision, un personnel agissant comme une extension de sa volonté, et une maîtrise parfaite des codes mondains. Chaque détail, de la tenue vestimentaire à la connaissance pointue des rouages du pouvoir, est une signature. Cette discipline quotidienne transforme l’existence en un édifice imprenable, où la protection des acquis et la distance maintenue avec le tumulte ne servent qu’un seul objectif : la patiente et implacable exécution de sa vengeance.
Pour connaitre le dénouement de cette série, nous vous invitons à lire l’infobulle à venir :
Info bulle n° 197 : connaissance, culture, humanisme