
Z’Ora vit sa copine revenir du comptoir un plus joyeuse que prévu.
« Bonne nouvelle ! » dit-elle « nous partirons vers 19h, et il semble que nous pouvons demander à être remboursés pour le retard ou au moins être dédommagés »
A lui dit, « tu as du me trouver chiante avec mon histoire ».
Pas du tout « je me suis demandée comment je ferais pour prouver que je suis moi si quelqu’un venait s’attaquer à moi comme cela… ce ne sont pas des choses qu’on prouve habituellement ».
Mais avant raconte-moi, que deviens- tu Z’Ora?
« Figure toi que j’écris, je viens de trouver une petite maison d’édition dans ma ville. Ton histoire pourrait bien m’inspirer … je vais y réfléchir ».
« Comment en es-tu arrivé là ? » demanda A
« j’ai complètement changé de formation lorsque nous nous sommes quittées, je suis repartie faire des études puis un long voyage et à mon retour j’ai écrit ce qui m’était arrivé et j’étais surprise de voir que mon histoire a plu aux lecteurs. Au départ j’avais un blog »…
« Tu en vis ? » reprit A
« j’ai également un job à temps partiel, j’anime l’intranet d’une grande organisation, cela me paie mes factures » et par moment je pars en voyage pour des conférences comme celle que je vais faire sur l’histoire des femmes commerçantes de notre sous-région … A ce propos, j’aurai besoin de tes informations, toi qui en a connu …»
« Avec plaisir » répondit A.
« Mais avant tu disais avant de partir, que ces personnes ont voulu transformer leur femmes en toi et toi en elles…Par quelle magie ? » interrogea Z’Ora
« Et bien tu ne crois pas si bien dire ! magie c’est bien le mot…elles se sont mises en tête qu’elles étaient pionnières dans l’activisme, dans la défense des droits, des femmes, et que mon travail portant sur les femmes devait leur revenir. Elles ont pris mon ancienne TPE de services dédiée au bien être pour en faire une vulgaire entreprise d’escorting et casser mon image devant l’Uni avec l’aide du suprémaciste » dit A
« Euh il me semble si mes souvenirs sont bons que tu viens quand même d’un pays dans lequel les femmes commerçantes se sont illustrées dans toute l’Afrique… Il me semble tu nous disais à l’internat que l’une d’entre elles avait été interviewé par une télé Française et qu’elle était la femme d’un de tes grands oncles agudas, et qu’ils ont même eu un enfant. Ta propre marraine était l’une d’entre elles. Ces deux femmes étaient comme des mentors pour ta mère lorsqu’elle était jeune… Et en plus Feue ta grand-mère avant que le mouvement des commerçantes ne devienne connu avait mis le pied à l’étrier de l’une d’entre elles c’est pour cela qu’elle avait pris ta mère sous son aile au début…
Tandis que les hommes faisaient de la politique depuis des années. Vos grands-parents ont même participé aux luttes d’indépendance jadis. L’un de tes oncles avait même créé le parti des inter-afros avec ses acolytes dans votre pays, je me rappelle il t’avait amené à l’internat ce jour là le premier jour que je t’ai rencontré au mont des Ors. Vous étiez quatre. Toi ta cousine, sa tante et ce fameux oncle.
Il est parti peu de temps après pour l’Afrique et il est décédé quelques années après… Comment aurais tu pu les copier ? »
A est étonnée des souvenirs de sa copine d’enfance et d’ internat… « whaou quelle mémoire ! » Moi aussi je me souviens de vous toutes de tout ce que vous étiez…
Dis moi comment ont il fait pour prendre ta place ?
« pour commencer, sous prétexte de laïcité, ils ont commencé à attaquer ma page qui présenter des vidéos chrétiennes parfois, tout en disant partout que je pratiquais la magie…
De cette façon, ils avaient gommé une différence. Puis ils se sont attaqués à mon passeport que je n’avais pas utilisé depuis des années, et ont commencé à s’en servir pour leurs affaires parallèles, brouillant un peu plus les pistes entre eux et moi et présentant donc des preuves avec mon nom puisqu’ils usurpaient mon identité, ma page.
Pour gommer une autre différence, ils ont falsifié les études et mon cursus… disant que j’avais un bac hôtellerie d’île de France. Je ressemblais donc un peu plus à l’une d’entre elles.
Pour finir, ils ont vendu mon travail à d’autres, qui se sont mis à utiliser mon travail partout autour de moi. Tout ce que je pouvais faire, ils le reprenaient et le donnaient à d’autres me forçant à vivre dans la précarité afin que je sois obligée d’accepter leur travail de nourrice de leurs gamins dont ils ne souhaitaient visiblement pas prendre soin. Dans mon organisme, le suprémaciste qui aurait du s’opposer à eux , a estimé que je devais les laisser le prendre ce travail et revenir en faire un autre comme si ma vie lui appartenait et qu’il pouvait en disposer à sa guise. Ce qui me fait rire est que j’observe photo & livre depuis des années avant même que ces personnes ne commencent à y faire des lives et pourtant ils se sentent pionniers.
Pour faire cela, ils ont eu besoin de complices et de personnes qui ferment les yeux au niveau de la hiérarchie, des autorités dans les cercles familiaux et amicaux. Ils leur ont promis de l’argent tiré de leurs basses besognes. Comme tout le monde cherche à arrondir ses fins de mois, certains ont accepté.
Pour résumer, ils ont brouillé mes liens avec les personnes dans les domaines qui nous différenciaient comme j’ai pris mes distances, ces différences ne se voyaient plus trop. Pour renforcer leur travail, ils ont posé des actes malsains et malveillants avec mes papiers de mon pays d’origine qu’ils ont fait voler et refaire (grâce à des complices) pour qu’on se dise que c’est moi. Présentant ainsi ces preuves, et bien, beaucoup ont douté et les ont cru. Pendant ce temps, ils ont hacké mon espace numérique, je sortais dans la rue, je voyais leurs adeptes. Ils m’envoyaient des virus à chaque fois sur mon ancien téléphone « politise ton abandon », « claim 13 millions » comme des jeux qui s’ouvraient dès que je cliquais sur un lien. Puis parfois je recevais mes messages avec à l’intérieur des cercueils qui brûlent si je ne me taisais pas et faisais pas ce qu’ils me demandent … J’avais l’impression que les gens étaient hypnotisés par eux. Ils avalaient tout cru les dires de ces inter-afros. Je n’en reviens toujours pas de leur audace et de ce qui aurait pu arriver si je n’avais pas réagi, laissant la peur de côté ».
« Viens je t’invite à déjeuner. Ca te dit qu’on anime prochainement une conférence sur l’authenticité ? »
J’en reviens pas … D’après toi pourquoi ont-ils interprété les choses de cette façon ? Pourquoi ont-ils voulu te faire payer un crime liant colonisation, France -Afrique ou encore esclavage ?
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l’info news à venir n° 121 : Histoire, intelligence, Interprétation