Info news n° 264 Élites, handicaps, rétorsions

Nous concluons la série de newsletters débutée en n° 259 consacrée aux élites et aux handicaps.

Par cette série, nous avons souhaité montrer la construction de la vulnérabilité inhérente à la recherche de performance insensée d’une part :  et la construction de la force qui découle de l’accompagnement de la  vulnérabilité liée au handicap réel d’autre part à travers la fiction choisie et à travers le récit du  témoignage anonyme.

La fiction proposée montrait l’univers et la vie d’une unité d’élites militaire spécialisée dans les opérations de prise d’otages ou de braquages etc… etc… Cette fiction a mis en scène des fragilités humaines qui ont pu être exploitées par des criminels assoiffés de vengeance.

 Si la série nous montre comment la mort d’une enfant a pu transformer ses parents, faisant de ce motif , une justification pour détruire des vies, des carrières, des familles, le témoignage nous a plutôt montrés comment un usurpateur assoiffé de pouvoir a cherché à tuer symboliquement l’avenir d’enfants porteurs de handicaps invisibles pour nuire à leur mère et ainsi prendre sa place dans le travail.

Dans les deux cas, les enfants sont un motif qui transforment ceux qui attaquent en criminels par leurs agissements hors la loi.

 L’interrogation qui a été posée dans la précédente news se demandait si cette élite qui cherchait à nuire à des enfants vulnérables n’était pas lui-même un « handicapé » de la vie.

Si la recherche de la reconnaissance professionnelle et de celle de la légitimité poussent un individu à attaquer la famille et l’intimité d’autrui parce qu’il se voit dépassé sur le plan professionnel en prétendant que la personne qu’il veut remplacer est inutile, quelle légitimité retire-t-elle de la démolition d’enfants encore mineurs au moment des faits ?

Quelle reconnaissance professionnelle va-telle obtenir par ce biais ? Et surtout, en quoi est -elle qualifiée pour dire qui est utile et qui ne l’est pas s’il est obligé de détruire dans la compétition lorsqu’il est débordé sur le terrain du travail ?

En « tuant » symboliquement ces enfants, ne s’est -elle pas mis une corde au cou ?

Si la performance, la productivité, la qualité du travail sont les critères qui le rendent légitimes, aller s’emparer de ces qualités chez les autres par la force, sans savoir comment les autres les ont obtenues ou conquises, comment va-t-elle se débrouiller pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés ?

Pense-t-elle vraiment cette élite que pour s’accaparer des qualités, des compétences d’une personne, il faut démolir des années d’efforts puis ensuite l’accuser d’avoir commis un crime qu’elle n’a pas commis, se cacher quelque part pour l’observer et ainsi voir comment elle fait pour s’en sortir et là par la force de la magie et de l’intrusion forcenée et dangereuse, elle aura acquis une compétence  en regardant sans autorisation?

Si cela coûte aussi « cher » d’être une élite « digne » sans embrasser la voie de la criminalité, pourquoi se forcer ?

Dans notre cabinet, nous avons un slogan « l’excellence est un comportement », nous ne nous prétendons pas « élite » au sens financier du terme.  Cependant nous pensons que la compétence sans le savoir -être est une anomalie et  que l’usage de la force pour soumettre est une illusion.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut