
Nous poursuivons dans ce deuxième volet la série de newsletters de cette semaine commencée en n° 247 consacrée à la guerre économique et plus spécifiquement à la « guerre du ventre vide ».
Dans la newsletter précédente, nous avons essayé de montrer que la guerre économique qui aboutit à l’exclusion sociale menant à la privation de revenus peut être considérée comme la « guerre du ventre vide ». Mais nous avons surtout souligné le fait que cette stratégie nous en dit autant sur l’auteur que sur ses motivations. A travers la métaphore sur les fruits sans pépins nous avons également voulu montrer qu’une guerre du ventre vide peut aussi vouloir dire que l’assaillant n’est pas en capacité de se renouveler ou de produire lui-même ce que sa victime supposée produit.
Nous avons terminé la newsletter précédente par une interrogation suite au cas que nous avons tenté d’imaginer, nous voulions savoir par quels moyens cet attaquant peut s’y prendre si la victime ne semble pas réagir favorablement à ses premières manœuvres d’anéantissement.
Nous avons déjà dit qu’une plante stérile et un fruits sans pépins, pour se reproduire nécessitent des techniques tels que la bouture, le clonage, la culture in vitro etc …
Prendre un morceau de plante pour la cloner par la suite ne met pas en danger la plante mère, mais dans le cas de notre assaillant voulant prendre la place de la personne qui crée, qui produit, que peut faire cet assaillant pour parvenir à la fragiliser ou la détruire afin que les clones la remplacent ?
Si nous revenons aux plantes, il existe plusieurs procédés : on attaque ses racines, on lui retire ce qui la fait tenir ; l’arrosage irrégulier contribue à produire moins de fruits ; le gel tardif au moment de la floraison ; la constance d’un vent dominant qui l’empêche de pousser droit.
Dans la mesure ou cet assaillant n’a pas pu empêché sa victime de pousser droit puisqu’elle est déjà adulte, dans la mesure où il ne peut pas s’en prendre à ses racines d’une manière efficace ignorant tout de leur profondeur et de leur nature, il peut décider pour la fragiliser et l’occuper d’empêcher ses enfants de pousser droit afin d’attaquer non pas la professionnelle dont il convoite le travail mais la légitimité de cette personne en venant détruire saper son travail de mère auprès de ses enfants.
Ainsi, nous devons toujours penser à la guerre économique dans une logique de guerre du ventre, que peut faire un individu désirant s’approprier du travail d’autrui en attaquant par la famille ? Pourquoi la famille ? Pourquoi s’attaquer à des enfants ? Par opportunisme. Tout simplement parce qu’il possède un réseau puissant dans le système éducatif qui partage ses idées concernant la personne qu’il attaque. Mais attaquer une personne jusque dans son intimité, ne révèle-t-il pas également une autre forme de guerre ?
Imaginons donc, un « patriote » voulant se débarrasser d’un citoyen mais d’origine étrangère pour prendre sa place et son travail. Ne va-t-il pas faire passer cette personne pour une ennemie de la nation supposée afin que ses collègues dit « patriotes » l’aident dans sa vendetta pensant protéger leur pays ? Imaginons, qu’il dépeigne sa victime comme une méchante qui veut nuire aux autochtones, imaginons, qu’il leur sert une histoire complètement fausse en se servant de leurs croyances et de leur peur des autres pour assouvir ses besoins personnels, ses envies d’enrichissement personnel, ne va-t-il pas oublier que l’enfant de cette femme fusse-t-il mineur est un moyen comme un autre de parvenir à ses fins ?
Imaginons, qu’il se dise, je ne peux pas nuire à une femme de presque 50ans, je peux par contre éviter que ses enfants ne grandissent convenablement, je peux faire en sorte qu’ils commencent à mal se comporter.
Imaginons, qu’il décide d’aller lire de façon frauduleuse des rapports médicaux en piratant un site censé être sécurisé, et qu’il se serve des failles découverts dans les rapports pour attaquer l’enfant en demandant par exemple à ses camarades de l’attaquer, de le « harceler », de se moquer de lui, de le prendre à partie, de ne plus l’inviter, de parler fort de ses problèmes devant tout le monde en sachant qu’il n’aime pas cela… Comment cet enfant pourrait réagir ?
Ne va-t-il pas se mettre à avoir des problèmes relationnels ? Ces problèmes relationnels ne vont -ils pas conduire à dire qu’il y a eu erreur de diagnostic dans le passé et qu’en fait la mère est totalement inapte à décider pour ses enfants et qu’il faudrait lui prendre l’autorité ? Une fois l’autorité récupérée par l’état, cet attaquant, ne serait -il pas bien placé pour continuer à profiter de la production de sa victime avec ses clones pendant que cette femme est en train de se débattre pour sortir ses enfants des problèmes ?
Une fois sortis de ses soucis, ses enfants ne restent-ils pas fragiles ? La mère peut -elle encore songer à travailler ? N’a-t-elle pas peur que toute initiative dans ce sens se solde par une énième tentative de démolition de sa progéniture ?
Cette guerre est -elle purement économique pour l’homme sans fruits comestibles ? Ne s’agit-il pas d’une autre guerre ? Attaquer la famille pour arracher de force le travail tel un voleur à la sauvette sur une trottinette, est-ce uniquement pour empêcher que des enfants « poussent droits » ?
Que cherche à faire cet assaillant ?
Nous vous invitons à lire l’infonews n° 250 : guerre économique, guerre du ventre vide, déclasser ; pour le savoir.