
Nous concluons cette série de news fictions commencée en n° 241 autour des réseaux de financement illicites impliquant des remboursements illicites. Nous avons proposé une machination mêlant idéologie, famille et carrière professionnelle féminine dans un milieu assez conservateur bien que le couple ciblé vit dans un pays dit développé.
Cette news fiction veut montrer qu’en dehors du plafond de verre, des discriminations liées à la couleur de peau, à l’âge et au genre que certaines femmes peuvent rencontrer par rapport à leur emploi, d’autres formes d’obstacles impliquant le mariage et la vie en famille en fonction des perceptions qu’on peut se faire d’une bru et de la fonction sociale qu’elle est supposée occupée.
Si nous avons choisi cet aspect pour notre série de news fiction, c’est pour mieux montrer que parfois emprunter de l’argent dans certaines cultures n’implique pas uniquement celui qui a emprunté cette somme surtout lorsque les idéologies de réappropriation identitaire et culturelle liées au postcolonialisme sont à l’œuvre.
Nous avons montré que le système qui consiste à aller prendre de l’argent à un usurier implique la famille et les membres solvables pour ceux qui s’adonnent aux pratiques communautaires non autorisées par la loi mais qui sont acceptées implicitement par tous.
Nous en avons profité pour mettre en lumière les paradoxes de certains professionnels qui lorsque cela les arrange font appel au financement normal et légal et lorsque cela permet de faire de l’entrisme dans une famille, vont puiser dans les vieux ressorts pour mieux contrôler les différents protagonistes.
Concernant ce groupe qui a tenté de spolier une femme en toute légalité au regard des traditions, nous voyons qu’ils naviguent entre différents mondes au gré de leurs intérêts financiers.
Tantôt se servant de réseaux professionnels légaux pour mettre en place un mécanisme de répression et d’intimidation sur une longue durée sous de faux prétextes ; tantôt mobilisant une conception passéiste du mariage qui dit que la femme appartient à la famille de son mari, ceci à condition qu’il y ait eu dot au sens régulier du terme.
Plusieurs formes de droits coexistent mais n’ont pas tous la même importance. Il y a d’abord le droit officiel étatique et légal inspiré des pays jadis colonisateurs, vient ensuite le droit coutumier, en dernier lieu il y a le droit religieux. Ils n’ont pas tous la même importance mais les personnes de ce groupes d’assaillants semblent privilégier le droit coutumier sur toutes les autres formes de droit et ne reconnaissent à la victime aucune autre forme de droit bien qu’elle vive sur un autre continent et soit citoyenne d’une autre nation. Comme nous l’avons dit, il s’agit d’un entrisme idéologique par corrompre et recoloniser de l’intérieur une famille entière dite acquise aux pratiques des « impérialistes ».
Concernant la proie, la victime supposée, nous constatons qu’elle oppose une résistance farouche sur la durée aux assaillants pour la simple et bonne raison qu’elle connait parfaitement ses droits et les coutumes et sait que le groupe d’assaillants est victime d’une mauvaise interprétation des données puisqu’ils ont été alimentés par de fausses informations. Aussi bien légalement que du point de vue de la coutume, les assaillants n’avaient aucun droit sur ses biens.
Concernant ce besoin qu’ils ont de se créer une économie parallèle afin d’aider les migrants et les « sans papiers », ne devons pas nous demander quel modèle de société ces personnes sont en train de nous créer sous prétexte d’aider à l’insertion sociale et économique ? Nous avons tous été un jour des nouveaux arrivants sur le sol européen et notre insertion ne s’est pas faite en marge de la cité qui nous accueillis ni en dehors de ses règles. D’ailleurs, il semble que notre personnage victime de ce groupe ne soit pas favorable à leurs idées puisqu’elle s’est opposée à tous leurs projets, les uns après les autres.
Concernant ce besoin de financement pour tenter de créer des activités commerciales susceptibles de créer des emplois afin d’aider des personnes, parfois des familles dans le besoin afin qu’elles puissent se régulariser ou se soigner, nous ne pouvons que trouver l’initiative respectable mais doit-elle forcément passer par des usuriers communautaires prônant des idées du passé, des idées de séparatisme ?
Ne devons-nous pas plutôt aller porter ce type de projet devant les instances légales de financement afin d’obtenir tous les conseils et aides indispensables afin qu’au lieu de seulement embaucher des « étrangers », on embauche aussi des personnes vivant sur le territoire en situation régulière cherchant du travail ? Pourquoi chercher à aider les uns au détriment des autres ?
Enfin concernant, la famille, la gestion de l’équilibre vie privée et vie familiale et l’impact de celle-ci sur la carrière des femmes, nous dirions que la victime supposée a fait preuve sang froid bien que parfois le fait d’avoir une famille signifie aussi de savoir les aider comme leur permettre d’avoir une mutuelle de santé par exemple ou d’autres formes d’assistance liées à l’accompagnement des seniors. Cependant, il ne doit être en aucun cas permis à qui que ce soit de venir déposséder un ou une autre en prenant comme armes : le droit coutumier, le chantage au mariage, à la vie stable comme s’il fallait choisir entre la famille et le travail. Il ne faudrait pas hésiter à se rendre devant les autorités locales des pays d’origine, aux autorités légales des pays de résidence voire devant les chefs traditionnels des ethnies concernées pour signaler ce type d’abus. Le droit au travail digne est légal et valable dans toutes les cultures du moins dans celles que nous citons dans nos newsletters.