Info news n° 252 Guerre économique, guerre du ventre vide, paix

Nous proposons une conclusion à la série de newsletters débutée en n° 247 traitant de guerre économique et de guerre du ventre vide.

Par le ventre vide, nous avons à la fois parlé de la victime et de l’attaquant. Si les desseins de l’assaillant sont clairs en tentant d’affamer et détruire la personne qu’il considère comme un obstacle, ses motivations et ses raisons à travers la nature de ses attaques se laissent « deviner ».

Nous avons pensé qu’il s’agissait d’un arbre stérile ou d’un fruit sans pépins nécessitant une technique de clonage pour s’accroitre et survivre. Mais ce procédé pour affamer la victime supposée a été fait en plusieurs étapes que nous avons nommées : freiner, insécuriser, déclasser, surcharger.

L’objectif final était donc d’atteindre la racine de l’arbre qu’il voulait remplacer en le clonant puis en le surchargeant à travers ses multiples attaques afin de le voir s’effondrer par la racine.

Mais est-il possible de détruire complètement une racine, une souche, une graine ? Lorsqu’elles changent d’environnement, les fruits ne se mettent -ils pas à pousser même différemment ?

A travers cette exploration, nous avons imaginé un cas, qui nous a mené au concept de paix que nous défendons souvent dans ce cabinet.

Aussi, imaginons, une organisation, un manager qui réussit tout ce qu’il fait,  parce qu’il détruit tout ce qui le dérange, tout ce qu’il ne comprend pas, un manager qui prend sans demander, qui sait ce qu’un employé ou un collaborateur doit ou ne doit pas avoir, qui sait quel genre d’enfants doivent avoir les collaborateurs pour l’image de prestige de l’entreprise, qui sait quelle croyance chaque type d’être humain devrait ou non avoir, qui sait, qui dont la vie est une anomalie et qui montre une vie conforme à ses connaissances et à ses attentes. Dans quelle société ce manager espère-t-il vivre en agissant de la sorte ?

Imaginons qu’il ait des problèmes, qu’il soit la cible d’attaques incessantes et répétées, que son travail en soit amoindri, qu’il ne réponde plus aux objectifs ni aux exigences de son statut, imaginons, que des inconnus dont il ignore tout, se mettent à s’attaquer à lui ou à son organisation, puisqu’il a passé sa vie à détruire les autres, qu’est ce qui serait étonnant ?

Ses collaborateurs doivent -ils plus s’inquiéter des inconnus qui attaquent ou des méthodes de spoliation de ce manager ?

La paix vient -elle sans efforts ? Vit-on en paix comme par magie ? La paix n’est -elle pas plus concrète que nous le pensons ? Et si d’aventure, il s’en sortait indemne sans trop de représailles ou de séquelles, ses enfants sont -ils assurés de vivre pleinement et tranquillement leurs vies sans être jamais inquiétés ? Même pas une seule fois par les nombreuses victimes de leur manager-père ?

La paix que nous avons autour de nous n’est -elle le fruit de ce que nous avons construit plutôt que le fruit de ce que nous avons conquis ?

Lorsque nous conquérons par la ruse, par la force, par l’audace, qu’avons-nous fait ?

Selon nous, la paix est concrète, aussi concrète que les actes que nous posons dans l’obscurité comme dans la lumière. Elle n’est pas le fruit du hasard.

Si nous ne refusons jamais les compétitions, les combats équitables et nécessaires dans le cadre professionnel, la démolition programmée pour se débarrasser d’un rival ou d’un adversaire trop gênant ou possédant une technologie que nous voulons, ne sera jamais un acte qui engendre la paix.

Aussi, pour que la paix soit durable, nous suggérons qu’elle soit  basée sur la notion de responsabilité.

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